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"Nous sommes préoccupés par la détérioration de la situation économique (au Zimbabwe), où l'inflation a maintenant atteint 1.000% et les prévisions indiquent que la situation peut s'aggraver", a déclaré M. Pahad, cité par l'agence Sapa, devant la presse au Cap (sud-ouest). "Nous sommes inquiets non seulement pour les effets sur la population du Zimbabwe, mais également pour les conséquences sur toute la région", a-t-il ajouté, soulignant le nombre "élevé" de Zimbabwéens ayant quitté leur pays pour l'Afrique du Sud. M. Pahad a cependant une nouvelle fois défendu l'approche sud-africaine, souvent qualifiée de "diplomatie discrète", consistant à éviter toute critique frontale du régime de Robert Mugabe. "Nous pouvons seulement contribuer, avec d'autres pays, à créer un climat permettant aux Zimbabwéens de résoudre leurs problèmes. Nous ne pouvons rien leur imposer", a-t-il expliqué. En avril, l'inflation a atteint 1.042,9% en rythme annuel, selon l'Office central des statistiques (CS0). Le Zimbabwe est entré dans sa septième année de récession économique qui, outre une inflation qui grimpe en flèche, se caractérise par un chômage de plus de 70% et des pénuries de produits de première nécessité ainsi que de carburants
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