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Une nomination bienvenue |
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La nomination de Jean-François Hory en tant que conseiller d'Etat en service extraordinaire (par le tour extérieur), le 24 juin dernier (Journal officiel du 28 juin 2008 (http://textes.droit.org/JORF/2008/06/28/0150/), avait étonné son monde, lorsqu'il l'avait annoncé dans les colonnes du Mahorais fin juin. Le Canard enchaîné du 23 juillet (n°4578) nous éclaire sur les raisons d'une telle promotion : selon l'hebdomadaire parisien, M. Hory, grand ami du patron des Radicaux, Jean-Philippe Baylet (dont il a été chargé de mission quand ce dernier était membre du gouvernement au début des années 90), aurait obtenu ce poste du président Sarkozy lui-même. En échange, M. Baylet aurait demandé à ses troupes de voter en faveur de la réforme constitutionnelle chère au président, qui nécessitait les 3/5ème des voix du parlement, et qui est passée à deux voix près en juillet dernier… Une version que rejette le Parti radical de gauche, selon lequel cette nomination avait été prévue de longue date.
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Selon le Journal de l'île de la Réunion de mardi 7 octobre, les faits qui se sont déroulés à l'aéroport Gillot de Saint-Denis de la Réunion remontent à mardi 31 septembre. "Dès l’arrivée du vol d’Air Austral, vers 20 h, les événements se sont précipités", révèle le quotidien, selon lequel "c’est une banale histoire de cigarette qui a mis le feu aux poudres". Le tout nouveau conseiller d’État, nommé en juin dernier dans des conditions assez floues (lire ci-dessous), avait semble-t-il forcé sur l'alcool quand il a "décidé d’en griller une en dépit de l’interdiction de fumer explicitement notifiée (…) Un employé d’Air Austral, ne faisant que son travail, a eu l’outrecuidance de demander à M. Hory d’éteindre sa cigarette. Mal lui en prit. Pour toute réponse il n’a eu droit qu’à une volée de bois vert, un torrent d’injures, des menaces, etc. Au point que bientôt, plusieurs de ses collègues rejoints rapidement par les fonctionnaires de la police de l’air et des frontières sont venus en renfort pour calmer l’énergumène", indique le JIR. "Vous allez apprendre qui je suis… Je vais vous casser… Je connais bien votre patron, je vais vous faire virer…" aurait dit M. Hory, selon les employés d'Air Austral. "Toute une gamme sur le même registre accompagné d’injures à caractère raciste ou discriminatoire", ajoute le journal. "Il était déchaîné", raconte un employé d’Air Austral. "Vu la gravité des événements, les policiers ont dû en référer à leur patron". Empêché par la compagnie de prendre le vol en direction de Paris, M. Hory aurait selon le JIR "dépassé le stade de la contravention pour gagner celui du délit" s'il était au volant d'un véhicule quant à son taux d'alcoolémie. Placé en cellule de dégrisement à l’aéroport, il a été libéré vers 2 h du matin et récupéré par un ami. Le procureur de la République de la Réunion a été saisi de l’affaire suite aux plaintes des employés d’Air Austral. Une procédure devrait donc être engagée contre ce cadre du Parti radical de gauche et militant actif du Mouvement départementaliste mahorais, indique le JIR. RC (avec le Journal de l'île de la Réunion)
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