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Concernant les six hommes qui n'ont pas obtenu l'asile, l'OFPRA a considéré que "les intéressés ont commis aux Comores des faits graves qui les excluent du bénéfice du statut de réfugié en France". Si les deux premiers –dont l'identité n'a pas été dévoilée- sont donc libres de circuler sur le territoire français, les six autres seront expulsés. "Pour autant", ajoute la préfecture de la Réunion dans un communiqué, "ces personnes ne peuvent pas être renvoyées dans leur pays d'origine car l'OFPRA a estimé que leurs craintes de persécutions étaient fondées". Elles seront "assignées à résidence jusqu'à ce qu'un pays tiers accepte de les accueillir", précise la préfecture. Selon l'AFP, cette décision donne à penser que le colonel Bacar pourrait lui aussi bénéficier d'une telle mesure de protection (non renvoi aux Comores), même s'il n'obtient pas l'asile politique en France. "L'OFPRA n'a pas encore statué sur la demande de Mohammed Bacar", ni sur les autres hommes qui l'accompagnaient, a cependant ajouté la préfecture. La chambre d'instruction de la Cour d'appel de Saint-Denis avait ordonné vendredi dernier sa remise en liberté, ainsi que celle de ses hommes. Tous sont assignés à résidence à La Réunion. Le gouvernement des Comores demande l'extradition de Mohammed Bacar, qu'il accuse de "détournements de fonds publics, homicides volontaires, viols, tortures et autres violences contre les habitants d'Anjouan". A ce titre, il vient de s'attacher les services du célèbre avocat français, Me Jacques Vergès, pour défendre le dossier relatif à l'extradition du colonel Mohamed Bacar vers Moroni. "Nous avons décidé de travailler avec Me Vergès pour obtenir cette extradition. Car il a une bonne connaissance des Comores et c'est un avocat de renom international. C'est un atout important dans un dossier comme celui-ci", a indiqué le ministre comorien des Relations extérieures, M. Jaffar, au cours d'un voyage à la Réunion (lire par ailleurs). Dans la capitale comorienne, les autorités judiciaires s'affairent à réunir les preuves, témoignages et autres éléments de justification susceptibles de corroborer les charges qui pèsent aujourd'hui sur Bacar et ses vingt-deux compagnons d'infortune. L'Union des Comores dispose jusqu'au 4 mai pour apporter toutes les preuves des crimes dont sont accusés le colonel Bacar et ses acolytes. Ils risquent, aux Comores, la prison à perpétuité. Selon le procureur de la République, Mohamed Mzé Azad, malgré l'existence de la peine de mort dans le code pénal comorien, Mohamed Bacar ne risque toutefois pas d'être exécuté. "Dans le cas précis, il s'agit seulement de meurtre. Pour qu'il y ait assassinat, il faut au moins une préméditation" a-t-il dit. VM (avec AFP et APA)
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