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Elle est d'ailleurs identique à celle prise le 22 avril à l’encontre de six autres Anjouanais, dont certains ne faisaient pas partie du groupe du colonel Bacar. L'Ofpra indique que les "faits graves commis aux Comores" par l'ancien président d'Anjouan, qui s'était maintenu au pouvoir par la force avant d'être délogé le 25 mars lors de l'opération des forces comoriennes et africaines, "excluent des droits inscrits dans la Convention de Genève relative aux réfugiés et apatrides". L'Office a cependant estimé que "les craintes de persécutions aux Comores avancées par Mohamed Bacar et ses proches assignés à résidence à la base aérienne 181 sont fondées", rapporte ce jeudi 15 mai le Quotidien de la Réunion. "L’Ofpra estime donc qu’ils ne peuvent retourner dans leur pays d’origine en raison de ces risques." Si la demande d'extradition formulée par le gouvernement comorien doit être examinée en juin par la justice française, les chances de voir le colonel jugé dans son pays sont donc extrêmement minces. Quant à Mohamed Bacar et à ses compagnons, ils peuvent encore contester la décision de l’Ofpra devant la Cour nationale du droit d’asile pour tenter d'obtenir le statut de réfugiés. Pour deux autres proches de Bacar, la question du séjour en France ne se pose plus : l’Ofpra a décidé de leur accorder le statut de réfugié politique, révèle le Quotidien. Le 22 avril, deux autres Anjouanais avaient obtenu un statut de réfugié. Seul l’un d’eux accompagnait Mohamed Bacar dans sa fuite vers Mayotte. Et le journal réunionnais de s'étonner du silence du gouvernement français et de la préfecture de la Réunion, qui se sont bien gardés de rendre publique une décision prise il y a plus d'une semaine. VM
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