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La France prête à transporter les troupes de l'UA |
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La France s'est dite prête à transporter des troupes de l'Union africaine (UA) jusqu'aux Comores, dans le cadre d'une opération militaire contre le régime Bacar à Anjouan menée par le gouvernement comorien et soutenue par l'UA, a annoncé mercredi à l'AFP un haut responsable de l'UA, quelques minutes après l'annonce du soutien de l'organisation au débarquement. "Parmi les partenaires de l'UA qui ont accepté de nous soutenir, la France a exprimé sa disposition à faciliter le transport de troupes tanzaniennes et sénégalaises à Moroni", a déclaré Saïd Djinnit, commissaire à la Paix et la Sécurité de l'UA. Une source diplomatique française a confirmé cette information à l'AFP par téléphone. "Nous avons dit que nous les aiderions pour le transport jusqu'aux Comores, soit à Moroni soit à Mohéli, mais nous ne les aiderons pas à débarquer à Anjouan", a précisé cette source.
(avec AFP)
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L'organisation continentale "a résolu d'aider et de soutenir le président [Ahmed Abdallah Sambi] à restaurer la paix et la sécurité à Anjouan dès que possible", a déclaré Bernard Kamillius Membe, ministre tanzanien des Affaires étrangères, à un journaliste de l'AFP. "Nous sommes prêts à le soutenir militairement et logistiquement pour faire cela", a ajouté M. Membe, soulignant que "d'ici au 30 mars prochain, tout sera terminé". La décision a été prise lors d'une réunion qui a duré plus de 7 heures au siège de l'UA à Addis Abeba en Ethiopie, et qui rassemblait les ministres des Affaires étrangères et de la Défense des pays membres du groupe africain de contact sur les Comores – composé de la Tanzanie, la Libye, le Sénégal, le Soudan et l'Afrique du Sud -, à laquelle participait également un membre du gouvernement de l'Union. Selon le communiqué officiel, "la réunion, qui s'est tenue sous la présidence du Ministre des Affaires étrangères de la République unie de Tanzanie, a regroupé les pays qui ont exprimé leur disposition à répondre positivement à la demande d'assistance formulée par le Président de l'Union des Comores, aux fins de restaurer l'autorité de l'Union à Anjouan. (…) Cette réunion a été organisée dans le contexte des efforts soutenus déployés par les pays de la région pour promouvoir une réconciliation et stabilité durables aux Comores (…) La réunion a réitéré l'attachement de l'UA à l'unité, à l'intégrité territoriale et à la souveraineté des Comores (…), la compréhension de l'UA de la frustration de la population et des autorités comoriennes face à l'absence de progrès tangibles s'agissant du rétablissement de l'autorité de l'Etat à Anjouan (…) La réunion a été informée des derniers développements à Anjouan, caractérisés par de nombreuses violations des droits de l'homme commises par les autorités illégales de l'Ile et la répression à l'encontre de tous ceux qui sont supposés être en faveur du retour à la normalité dans l'Ile. (…) La réunion a examiné les modalités de mise en œuvre de la décision de la 10ème session ordinaire de la Conférence, et a convenu de mesures pratiques, militaires et sécuritaires, visant à appuyer la décision prise par le Gouvernement de l'Union des Comores pour restaurer son autorité à Anjouan. (…) La réunion a convenu de dépêcher immédiatement une équipe d'évaluation et de planification militaire et sécuritaire pour finaliser le processus de planification. (…)" Enfin, "la réunion a exprimé sa détermination à faire en sorte que l'unité et l'intégrité territoriale des Comores soient préservées et que l'autorité de l'Union et la légalité soient rapidement restaurées à Anjouan." Il s'agit de la première déclaration de l'UA en faveur d'une opération armée à Anjouan. Jusqu'à présent, l'organisation panafricaine avait toujours privilégié la voie diplomatique. Il semble cependant que les dernières informations en provenance de l'île dirigée de main de fer par Mohamed Bacar, faisant état d'arrestations arbitraires et de tortures, ainsi que la détermination de Sambi à intervenir, ait précipité la décision du Comité de suivi de la crise comorienne, qui en agissant ainsi a peut-être voulu éviter un éventuel carnage en apportant à l'armée comorienne son expertise et ses moyens humains et matériels. Cette décision intervient un jour après que le Conseil de paix et de sécurité de l'UA ait décidé de proroger pour une durée de deux mois les sanctions contre le régime Bacar (voir L'UA prolonge de deux mois les sanctions contre le régime Bacar). Le président autoproclamé de l'île d'Anjouan est aujourd'hui complètement isolé. Profitera-t-il de la prochaine mission de médiation annoncée depuis dix jours pour négocier un départ ? Difficile à dire, tant l'homme est insaisissable. VM
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