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Lundi 7 avril, Mohamed Bacar a été placé en cellule d’isolement au centre pénitentiaire du Port, où il est incarcéré depuis vendredi 4 avril. Selon les autorités, il a été décidé de le placer en cellule pour sa sécurité. Des détenus comoriens de la prison l'auraient en effet menacé.
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"Nous ne serons entièrement satisfaits que si Mohamed Bacar est renvoyé aux Comores pour être jugé par la justice comorienne", a indiqué à l'AFP Abdourahim Said Bakar, porte-parole du gouvernement de l'Union des Comores. "Nous faisons confiance à la justice française pour suivre la logique judiciaire, qui est de renvoyer Mohamed Bacar aux Comores pour y être jugé pour ses crimes", a-t-il ajouté. Le colonel Bacar, qui s'était maintenu au pouvoir à Anjouan après des élections jugées illégales par le gouvernement fédéral et l'Union africaine (UA), est accusé notamment de torture et est passible de la peine de mort. Au cours d'un meeting populaire qui s'est tenu samedi à Mutsamudu (lire : Sambi à Anjouan), Ahmed Abdallah Sambi avait suggéré que "si la France ne peut pas l'envoyer aux Comores, alors elle pourrait le faire juger par le tribunal international de la Haye". Incarcéré pour l'heure à la Réunion, Mohamed Bacar, qui a été placé en cellule d'isolement (lire ci-contre) attend la décision de l'OFPRA, organisme chargé d'étudier sa demande d'asile en France. Elle devrait intervenir la semaine prochaine. Une requête du préfet de la Réunion prévoit l'expulsion du colonel "vers un pays où il serait légitimement admissible". Accusé par Moroni d'avoir aidé le colonel à fuir les Comores, la France a réagi mardi par la voix de son ministre des Affaires étrangères, Bernard Kouchner, qui a démenti que les allégations de l'Union des Comores. "Nous ne pouvons pas être suspects d'avoir protégé M. Bacar", a déclaré M. Kouchner lors d'une conférence de presse, en soulignant que Paris avait appuyé l'opération militaire qui l'a débarqué, en transportant au Comores des forces tanzaniennes qui y ont participé. "Nous n'avons participé en rien à son ascension ou à son maintien au pouvoir à Anjouan, au contraire", a ajouté le ministre en soulignant que Paris était "en accord complet" avec l'Union africaine sur la nécessité de le faire partir. "Notre souci, je ne sais pas comment nous y parviendrons en termes juridiques, est de remettre le colonel Bacar aux autorités comoriennes", a-t-il terminé. VM (avec AFP)
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