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Hormis l'annulation de dettes et l'envoi d'assistance alimentaire d'urgence, les aides au développement accordées aux pays sub-sahariens ont connu une baisse de 2,1% en termes réels de 2004 à 2005, selon le rapport du Financement mondial du développement 2007, publié par la BM à Washington.
Lors du sommet de Gleneagles, les pays les plus industrialisés avaient promis de doubler leurs aides au développement de l'Afrique jusqu'à 50 milliards de dollars (mds USD) à l'horizon de 2010.
Le flux brut d'aides et de crédits fournis aux pays africains est passé de 35,8 mds USD en 2005 à 35,1 mds USD en 2006, rappelle le rapport qui estime que l'impasse des négociations commerciales de l'Organisation mondiale du commerce constitue une autre déception remarquable l'année passée.
"Les chiffres enregistrés jusqu'alors indiquent qu'hormis la réduction de dettes, les pays africains n'ont pas bénéficié des promesses faites il y a trois ans au sommet du G8, au cours de l'Année de l'Afrique", a commenté John Page, économiste en chef de la BM pour l'Afrique.
"Nombre de pays donateurs ont augmenté leur soutien à l'octroi d'assistance humanitaire spéciale et à la réduction de dettes ces quatre dernières décennies, mais malheureusement, cela ne pourra pas se traduire en ressources additionnelles permettant aux pays africains de reconstruire leurs infrastructures, de former des enseignants et de lutter contre le sida et le paludisme", a noté M. Page.
La publication de ce rapport intervient juste trois jours avant l'ouverture du sommet du G8 à Heiligendamm (Allemagne).
Amélioration de la gouvernance en Afrique
Pour leur part, les pays africains sont en train d'améliorer la gouvernance, et dans nombre de cas, leurs environnements sont plus prospices aux investissements qu'auparavant, a précisé M. Page.
Alors que l'octroi d'aides au développement en Afrique stagne, l'allègement du fardeau de dettes pour les pays sub-sahariens s'accélère, selon la BM.
La réduction multilatérale de dettes, initiée par la BM, le Fonds monétaire international (FMI) et la Banque africaine de développement (BAD), vise l'annulation de la dette totale de 50 mds USD contractée ces quarante dernières décennies par les pays africains.
Depuis juillet 2006, un total de 16 pays africains ont bénéficié du programme de réduction de dette inscrit dans le cadre de l'Initiative des pays hautement endettés de la BM, tandis que 17 autres y auront accès.
Pour les pays africains, qui ont enregistré une forte croissance économique et réalisé une stabilité macro-économique, les ressources donatrices pour leur développement n'ont pas augmenté, ou très peu.
Beaucoup d'entre eux, malgré une forte croissance économique, ont besoin d'aides extérieures pour restaurer leurs routes, élargir les services d'électrification ainsi qu'améliorer leurs systèmes de l'éducation et de la santé publique, a souligné M. Page.
"La question porte désormais sur l'échec des pays industrialisés à remplir leurs engagements, plutôt que sur la stagnation des pays africains dans l'amélioration de leur gouvernance", a souligné M. Page.
"Notre souci majeur aujourd'hui consiste à ce que nous puissions aider les pays africains à consolider les réalisations que nous avons constatées ces cinq dernières années", a-t-il ajouté.
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