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Les formations universitaires actuelles |
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Quatre organismes proposent pour l'heure des formations post-bac à Mayotte.
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Le vice-rectorat offre quatre BTS dans le domaine du tertiaire (assistant de gestion PME-PMI, management des unités, comptabilité-gestion et assistant de direction), aucun dans le secondaire. 257 étudiants y sont recensés cette année. L'Institut de formation des maîtres (IFM), outre la formation des futurs instituteurs, accueille cette année 230 étudiants inscrits en première et deuxième année de Géographie, Economie-gestion, Lettres modernes, Sciences de la vie et Mathématiques –ils doivent suivre la troisième année de Licence en France. Le CEFSM, organisme du Conseil général, compte 600 étudiants en droit, sciences du langage, management économique et social, etc… Enfin le CNAM propose un diplôme préparatoire aux orientations supérieures.
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A cette occasion, le président du Conseil général, Saïd Omar Oili, a affirmé haut et fort son intention de voir "le plus vite possible" la naissance d'une université à Mayotte. "Il ne s'agit pas d'un effet d'annonce mais d'une réelle volonté", a-t-il affirmé aux journalistes qui s'interrogeaient quant à la date choisie pour annoncer ce projet –moins d'un mois avant les élections cantonales auxquelles M. Oili participera. Selon son directeur général des services, M. Dorso, "le budget 2008 de la collectivité prévoit des crédits de 10 millions d'euros pour l'enseignement supérieur", et le Contrat de projet qui devrait prochainement être signé entre l'Etat et la Collectivité "prévoit la création de ce pôle universitaire et son financement". Si selon M.Oili le cabinet de la ministre française de l'Enseignement supérieur et de la recherche, Valérie Pécresse, "a été séduit" par le projet mahorais, il reste encore beaucoup de travail pour boucler le financement d'un tel projet. La lourde tâche en revient à François Mazart, chargé de mission auprès du Conseil général, qui a élaboré un rapport dans ce sens. Selon lui, Mayotte dispose de plusieurs atouts –la croissance démographique importante et la jeunesse de la population, l'augmentation régulière des bacheliers, l'échec des étudiants mahorais à La Réunion ou en France hexagonale- pour convaincre les décideurs. "Nous devons comparer notre situation avec celle de la Guyane, qui possède déjà une université : en 2010, nous aurons autant de bacheliers que ce département, qui présente de nombreuses similitudes avec Mayotte." "D'ici 6 ans, nous aurons 3.000 étudiants mahorais. Si cela continue, et si l'on se réfère au nombre d'enfants scolarisés dans le premier degré, d'ici 15 ans, Mayotte aura [avec 4 à 5.000 étudiants, ndlr] une plus grosse université que la Guyane, mais aussi que la Polynésie ou la Nouvelle-Calédonie. Les conditions sont donc réunies pour créer un pôle universitaire !" a poursuivi M. Mazart. Les objectifs du PUMA seront de "développer les formations de base répondant à l'attente des étudiants et aux besoins économiques de Mayotte", tout en visant "des objectifs de recherche", le but étant de proposer "une vraie université et pas un super lycée". Dans ce cadre, il est indispensable, a poursuivi le chargé de mission, "de mettre en place des filières complètes et d'excellence" qui correspondraient aux singularités mahoraises : une filière sur l'Islam et une autre sur le droit. Alors que plus de 50% des bacheliers mahorais souhaitent rester à Mayotte, et que les formations actuellement proposées sont restreintes (lire ci-contre), la création d'une université à Mayotte est "une priorité politique", a affirmé M. Oili. Quelques doutes subsistent cependant quant à la réalisation à court terme de ce projet. Si Oili affirme que plusieurs sites seraient susceptibles d'accueillir le futur campus, à Chirongui, Dembeni ou ailleurs, et qu'il s'agira d'une priorité en terme de réservation foncière, il avoue cependant ne pas avoir encore déterminé l'emplacement du futur pôle. Quant au vice-rectorat, censé gérer ce futur pôle, aucun de ses représentants n'était présent à la conférence de presse… VM
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