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Vers 12h40 ce jour-là, un communiqué préfectoral a officialisé sa décision de ne plus poursuivre cette famille de nationalité comorienne, menacée d'expulsion depuis le 5 juin 2007, lorsqu'une obligation de quitter le territoire français avait été notifiée à Rachad Nourdine, qui avait profité d'un séjour touristique à la Réunion pour s'y installer, faire venir sa famille et y trouver du travail. "Compte tenu de l'intégration des époux Nourdine (…), le préfet a décidé d'accorder à titre exceptionnel un titre de séjour à Faouzia et Rachad Nourdine", indique le communiqué de la préfecture de la Réunion. La veille, lundi 21 janvier, le tribunal administratif avait repoussé son jugement à vendredi, estimant que la procédure présentée par l'avocate du couple devait être reformulée.
Cette décision fait suite à une vaste mobilisation des militants associatifs et des médias en faveur de cette famille "parfaitement intégrée", présentée comme tel à la secrétaire d'Etat française de la Ville Fadela Amara, fin 2007. Ces derniers jours en effet, les trois quotidiens de l'île ainsi que quelques élus avaient soutenu le couple et leur enfant, vivant sur l'île depuis plus de dix ans. Nassimah Dindar, la présidente (UMP) du Conseil général, n'a ainsi pas hésité ces derniers jours à aller à l'encontre de la ligne politique de son parti pour soutenir les Nourdine, provoquant l'embarras du préfet, rapporte le Journal de l'île de la Réunion.
"Cette décision est inattendue et exceptionnelle. Le préfet a pris en compte l'ampleur médiatique du dossier. Parfois, ça peut aider de râler", a déclaré Me Lynda Lee-Mow-Sin, l'avocate du couple, dès la publication du communiqué préfectoral. "Aujourd'hui, nous sommes heureux. Mais les gens qui sont dans notre cas doivent se dire qu'il faut s'intégrer, sortir de sa coquille, apprendre le français, et faire des efforts", a pour sa part dit Faouzia Nourdine. Le couple sera prochainement convoqué en préfecture pour préciser les modalités de leur futur titre de séjour. "Nous attendons maintenant de savoir pour combien de temps ils sont autorisés à continuer à vivre en France au titre de la vie privée et familiale. Un an, 3 ou 10 ans ?" a indiqué Me Lee-Mow-Sin au Quotidien de la Réunion.
VM (avec AFP, le Journal de l'île de la Réunion et Le Quotidien de la Réunion)
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