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Le gouvernement français réitère "son plein appui au président Sambi et aux
efforts inlassables de celui-ci, avec le soutien de l'Union africaine, de
l'Afrique du Sud et de la communauté internationale, pour maintenir l'intégrité
de l'Union des Comores", comme il le fait officiellement depuis le début de la
crise, en mai 2007. La
France souligne également "la nécessité de préserver l'unité et
la stabilité des Comores, gravement menacées par le comportement des autorités
illégales d'Anjouan" –déclaration qui ne devrait pas manquer de faire réagir les
partisans du retour de Mayotte dans l'ensemble comorien, qui ne cessent de
dénoncer la présence française dans la région. Toujours selon ce communiqué,
Paris soutient la voie diplomatique. "Des mesures ciblées et coordonnées doivent
renforcer la pression exercée par l'Union africaine sur les autorités illégales
d'Anjouan. Elles devront être prises par le Conseil de sécurité des Nations
unies, comme suite à la demande faite par l'Union africaine lors de son sommet à
Addis Abeba, le 2 février, et par l'Union européenne, qui finalise un dispositif
de sanctions." La
France confirme en outre sa participation à "une ultime mission
de médiation" qui comprendra par ailleurs les Etats-Unis, la Tanzanie et l'Union
africaine. "En cas d'échec de cette ultime mission, et si elles persistent à
faire obstacle à la mise en oeuvre des demandes de l'Union africaine et de la
communauté internationale, les autorités illégales d'Anjouan assumeront les
conséquences de leur attitude de blocage", indique cependant le ministère des
Affaires étrangères. Cette dernière phrase équivaut à un feu vert donné à Sambi
pour lancer le débarquement en cas d'échec de la mission. Il s'agit de la
première acceptation implicite d'une intervention armée à Anjouan de la part de
l'ancienne puissance coloniale, dont nombre de Comoriens pensent qu'elle
soutient Mohamed Bacar.
VM
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