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"C’est une étape, une première pierre à un édifice immense", a dit M. Jégo lors d’un point-presse, soulignant que "la question du pouvoir d’achat ne se règlera pas par une convention mais par des efforts à tous les échelons". "C’est le fil rouge de l’action du gouvernement", a-t-il ajouté. Lors de sa visite dans l’île le mois dernier, le secrétaire d’État avait reçu 15 propositions sur le pouvoir d’achat émanant de l’Observatoire des prix de la Réunion qui regroupe des élus et des socio-professionnels. Une des mesures préconisées était une charte avec la grande distribution qu’Yves Jégo a signée, au nom de l’Etat, avec la Fédération des commerces et de la distribution (FCD). Dans cette charte, les acteurs de la grande distribution s’engagent à "répercuter toutes les baisses de coûts des taxes et des frais d’approche dont l’État prendrait l’initiative" ainsi qu’à "développer au maximum les produits MDD (marque de distributeurs) et premiers prix" à hauteur de 15%. "Ces produits sont entre 30 et 40% moins chers que les autres", a rappelé M. Jégo. De son côté, l’État s’est engagé à "étudier tous les moyens visant à réduire les coûts d’approche et les taxes dont les produits de première nécessité en priorité" et à "soutenir la mise en oeuvre des filières inexistantes". M. Jégo a rappelé que le préfet de la Réunion a refusé récemment une augmentation de 10% du prix de l’essence réclamée par les compagnies pétrolières, faute de transparence sur la structure des prix. Il a demandé également aux entreprises d’utiliser davantage le dispositif des heures supplémentaires pour que "la hausse des salaires soit une réalité". Yves Jégo est arrivé jeudi matin à la Réunion pour une visite de deux jours. (AFP)
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