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La procédure de délivrance d'autorisations 3G au fil de l'eau dans la bande 2,1 GHz dans les départements et collectivités d'Outre-mer (à l'exception de la Nouvelle-Calédonie et de la Polynésie) a donc été lancée aujourd'hui. L'attribution de ces licences 3G devrait permettre à 70% de la population ultramarine de bénéficier du haut débit mobile dans les cinq prochaines années.
"Sept ans après son lancement en métropole, les ultra-marins vont enfin pouvoir bénéficier de l'internet mobile", a déclaré M. Estrosi. Ce chantier est "une priorité de son action", il considère que c'est "l'une des conditions essentielles de la dynamique de développement économique durable".
" L'expérience de la métropole montre que le moment est bien adapté pour l'introduction de la 3G en Outre-mer " a souligné Paul Champsaur. "L'internet mobile commence à se populariser, les terminaux sont aujourd'hui moins coûteux et la technologie offre des possibilités nouvelles" (évolutions dites HSPA ou plus communément 3G+).
M. Estrosi a cependant encouragé les deux territoires absents de ce premier projet, à suivre l'exemple des autres collectivités d'outre-mer. Il leur fera des propositions en ce sens dans la loi programme qu'il soumettra au Parlement au printemps. "J'estime que, dans ce domaine, il ne peut pas y avoir de France à deux vitesses", a-t-il dit : "Alors qu'en métropole près de 60% des foyers sont connectés en haut débit, seuls 20% des foyers ultramarins le sont. Dans cinq ans on sera à égalité".
Puis, le président de l'ARCEP a détaillé la procédure d'autorisation : "il s'agit d'une procédure d'attribution de fréquence au fil de l'eau et non d'un appel à candidatures : plus simple et plus rapide, la procédure ne limite pas le nombre d'acteurs potentiels et est assortie d'obligations de déploiement. En effet, les acteurs seront autorisés pour plus de 15 ans et leurs réseaux devront couvrir au minimum 70% de la population sur les zones autorisées. Les opérateurs devront aussi justifier sous deux ans de la couverture d'une zone correspondant à 30% de la population et de l'ouverture commerciale de leur réseau ".
La téléphonie 3g permet, outre des services plus ludiques, d'accéder à l'Internet haut-débit via le réseau de téléphonie mobile. Certains départements ultramarins comme Mayotte, qui ne disposent pas du haut-débit, attendent avec impatience de sortir du moyen-âge tehchnologique et de pouvoir enfin bénéficier de cet outil indispensable au développement de l'économie existante et à l'émergence de nouveaux services. En effet, si dans le domaine du tourisme -un des principaux moteurs de l'économie de l'outremer- une grosse majorité des réservations se fait maintenant par le réseau, d'autres axes de développement sont envisageables comme le traitement de données informatiques.
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