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De passage dans le pays, le leader du parti Ridja a réagi par rapport à l'actualité et en particulier sur la conférence des bailleurs de fonds sur les Comores organisée dans l'île Maurice, début décembre. Au cours d'une rencontre avec les journalistes, Said Larifou a mis en cause la manière dont a été organisée la réunion des donateurs. "On applaudit les résultats de la conférence mais pour nous, ils ne sont pas à la hauteur de nos attentes. Les Comores pourraient gagner beaucoup si ce n'étaient les maladresses commises par nos autorités dans l'organisation de ce rendez-vous plus qu'important pour les Comores" fustige Me Larifou. L'avocat et ses partisans souhaitaient une implication active des partis politiques et de la société civile dans la préparation de la conférence. Le Ridja estime "qu'il devait y avoir d'autres conférences au niveau interne pour bien gérer la rencontre de Maurice pour maximiser les retombées, car la mendicité doit prendre fin".
"La situation à Anjouan n’est pas si mauvaise"
Autre point chaud abordé par le leader du Ridja, la future présidentielle. Larifou a rappelé la position de son parti quant au déroulement de ces futures échéances électorales. Sans préciser si son mouvement désignera un candidat ou pas, le leader désavoue le président de la République lorsque celui-ci avance que les élections sont incertaines à cause de "l'absence de l'Etat dans l'île d'Anjouan". Ridja est convaincu que toutes les conditions sont réunies pour le déroulement du vote. "La situation à Anjouan n'est si mauvaise qu'en Irak, qu'au Liberia …alors que dans ces pays on a organisé des élections présidentielles. Donc Azali doit chercher un autre alibi pour se maintenir au pouvoir car la tournante est irréversible" déclare Mohamed Achirafi, membre du Ridja.
Me Larifou a profité de sa rencontre avec la presse ce week-end pour évoquer la situation de l'hôpital El Maarouf, en partie paralysé par la démotivation de son personnel mais également en raison de l'état de délabrement du plateau technique. "L'argent que donnent les patients doit être utilisé pour eux et non pour d'autres fins. Pour l'instant, un audit est indispensable pour déterminer les responsables et les coupables" propose t-il.
Ahmed Abdallah
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