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En Suisse romande, on en recense une dizaine de cas, tous des touristes rentrés de voyage après avoir contracté la maladie dans un des pays à risque. Même si le virus peut être mortel dans quelques rares cas, il n'y a pas lieu de s'affoler: le risque d'attraper la maladie en Suisse est quasi nul. «Oui, il y a des cas de Chikungunya, et ils sont vivants» s'exclame le docteur Louis Loutan, chef de l'unité de médecine des voyages à l'hôpital universitaire de Genève (HUG). «Avec ces histoires de grippe aviaire, c'est la confusion la plus totale dans l'esprit des gens. Il y a beaucoup de personnes qui appellent l'hôpital pour nous poser des questions sur ce sujet Blaise Genton, responsable médecine des voyages explique les risques : «D'abord, il faut savoir que le virus du Chikungunya ne s'attrape qu'avec une piqûre de moustique, et pas n'importe lequel, puisqu'il faut que ce soit un Aedes albopictus. Ce petit moustique urbain aux pattes zébrées n'est pas très courant en Suisse. «Certains spécimens ont été signalés au Tessin et dans le pourtour méditerranéen, selon Louis Loutan, mais en hiver, il n'y a pas de moustiques. Et puis, de là à provoquer une épidémie, c'est fort peu probable.» TSR
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