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Largement consacré à l'intervention militaire comorienne, le journal de Télé Mayotte de ce mardi 25 mars a vu s'exprimer le nouveau ministre français de l'Outremer, dont la visite à Mayotte est annoncée pour ce vendredi 28 mars. Yves Jego a indiqué qu'il tenait à se rendre rapidement sur l'île en raison de "deux inquiétudes". La première, "humanitaire", concerne "les Comoriens qui prennent des risques insensés pour se rendre à Mayotte". La seconde est liée au "déséquilibre" que pourrait créer, selon le ministre, l'intervention armée qui vient de se dérouler à Anjouan. Yves Jego souhaite "faire en sorte que les conséquences sur Mayotte soient les plus préparées possibles" et envisage que l'île accueille "éventuellement des réfugiés". "Il faut que la France soit la plus performante possible en ayant un discours clair : ceux qui seraient accueillis comme réfugiés n'auront pas vocation à rester", a-t-il souligné. RFO a par ailleurs rappelé l'existence d'un plan élaboré par la préfecture pour prendre en charge d'éventuels blessés et réfugiés : des sites d'hébergement sont prévus et des évacuations sanitaires vers la Réunion envisagées depuis l'île sous administration française. L'éventuelle évacuation de ressortissants français installés à Anjouan a également été évoquée. L'annonce d'un possible "afflux de réfugiés anjouanais" sur les côtes mahoraises sonnait cependant étrangement après les images de foules en liesse, à Domoni et Mutsamudu, qui accueillaient les forces comorienne et africaine en libérateurs. A noter également que les autorités françaises, qui se déclarent aujourd'hui disposées à accueillir des réfugiés, n'ont jamais cessé de renvoyer vers Anjouan des personnes en situation irrégulière, malgré le climat de terreur qui régnait sur l'île ces dernières semaines et les tortures perpétrées par les milices de Mohamed Bacar. Télé Mayotte a enfin donné la parole à des habitants des hauteurs de Kaweni, originaires d'Anjouan, qui ont manifesté leur joie. "Je suis très très heureux. Les habitants pourront aller où ils veulent, quand ils veulent, faire ce qu'ils veulent sans être contrôlés à tout moment", a lancé l'un d'eux. VM
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