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Le français, langue originelle et fondatrice des jeux Olympiques, n'est plus à l'usage qu'une langue seconde, voire tierce, a estimé Lise Bissonnette, "grand témoin francophone" de l'Organisation internationale de la francophonie ( OIF) aux JO-2006 de Turin, dans son rapport remis mardi à Paris. "Le français est toujours une langue officielle mais elle n'est pas égale. Dans son usage, c'est une langue seconde et quand elle n'est pas seconde elle est tierce", a expliqué la journaliste québécoise lors d'une conférence de presse. Selon la règle 24 (anciennement article 27) -amendée en septembre 2004- de la Charte olympique, les langues officielles du Comité international olympique (CIO) sont le français et l'anglais. Les deux langues doivent être d'usage égal et s'il y a divergence entre le texte français et le texte anglais, "le texte français fera foi". Lise Bissonnette, qui était en mission du 9 au 26 février, met essentiellement en avant l'absence de texte d'application réglementaire qui suit la règle 24 pour expliquer l'inégalité entre le français et l'anglais. "Si l'usage du français n'est pas respecté, il n'y a aucune sanction. Il faut doter la règle 24 d'un cadre réglementaire précis, avec un cahier des charges contraignant (pour les villes hôtes). Il faut imposer un certain nombre de contraintes pour que les deux langues soient égales et rappeler à l'ordre avec des mécanismes permanents", a-t-elle préconisé dans son rapport. Deuxième "grand témoin" des Jeux après Hervé Bourges aux JO- 2004 à Athènes, Lise Bissonnette, présidente-directrice générale de la Bibliothèque nationale du Québec, a cependant constaté des points positifs sur l'utilisation du français. Et notamment une amélioration notable aux vues des conclusions de son prédécesseur.
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