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Un groupe multimédia sud-africain, ETV, qui regroupe une chaîne de télévision, une radio et des journaux, vient de passer quelques jours dans cet hôtel qui était jadis le lieu de prédilection de beaucoup de Sud-africains, lorsque le Galawa faisait partie du puissant groupe Sun International. C'est arrivé vers la mi-mars, ETV a l'habitude de programmer ses réunions annuelles dans les pays de la région, et cette année ce fut le site de Galawa qui attira le choix des dirigeants du groupe. "The Comoros re-opens" titrait alors dans son édition de mars avril, Divestyle, un magazine sud-africain spécialisé sur le monde sous-marin. Ce magazine, dans l'article consacré aux Comores, vantait les beautés et les trésors des mers et des paysages de l'archipel comorien. "Le galawa beach hotel re-opens for fun and festivites » concluait l'article. Pourtant, sur place, les responsables semblent un peu réservés. "L'ouverture officielle n'a pas encore eu lieu", nous confie l'administrateur provisoire de l'hôtel, Mohamed Abdallah Soiffeine. L'Etat comorien, propriétaire de ce bijou d'une rare beauté, a confié depuis octobre 2004, la rénovation de l'hôtel à une société dénommée VIP Comoros Holidays, dont le patron est un homme d'affaires sud-africain, d'origine indienne, Ibrahim M. Rashid, qui dirige un groupe familial en Afrique de sud. Prévus pour six mois, les travaux ont débuté en janvier de cette année et devront prendre logiquement fin au mois de juin prochain. Le Galawa, abandonné à cause d'une conjoncture qui lui était fatale : la fin du contrat de Sun International, la fermeture de la desserte Johannesbourg-Moroni par la compagnie Emirates Airlines et le putsch d'avril 1999, était tombé en décrépitude. VIP Comoros Holidays a relevé le défi de redorer le blason de l'hôtel, et à ce jour a déjà réalisé la moitié des travaux, qui consistait en la remise en état des 90 chambres de l'aile nord du Galawa. Les 90 -chambres restantes, celles de la partie sud, vont concentrer l'essentiel des travaux pendant les trois prochains mois. C'est la partie la plus difficile, car l'aile sud de l'hôtel a pris un sérieux coup de détérioration avancée, selon Soiffeine. Elle devra engloutir plus de 70% des investissements prévus pour la restauration. Pour le moment, seuls quelques clients nationaux, des nostalgiques du bon vieux temps, fréquentent l'hôtel. En attendant la fin des travaux et l'ouverture officielle, d'intenses négociations sont en train d'être menées pour la reprise du complexe Galata. Quatre géants internationaux de l'hôtellerie sont en lice. Et d'après des sources de la présidence de la République, le groupe Accor, qui a fait part de ses intentions, serait en bonne position pour rafler la mise. Si l'on faisait abstraction des incessantes tentatives de putschs, l'archipel des Comores offre des atouts considérables en matière de tourisme. La réouverture de Galawa serait une bonne opportunité pour le pays. Said-Ahmed Sast
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