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Le gouvernement zimbabwéen est déterminé à lutter contre le travail des enfants, en augmentation à cause du nombre croissant d'enfants rendus orphelins et donc vulnérables par le sida. S'exprimant mardi à l'occasion du lancement par l'Organisation internationale du travail (OIT) du Rapport mondial sur le travail des enfants, sur les services publics, sur le travail et sur la protection sociale, le secrétaire permanent Lance Museka a déclaré que "le gouvernement du Zimabwe partage absolument les sentiments exprimés dans la Convection sur l'élimination du travail des enfants". Il a cité en exemples de cet engagement la ratification des conventions de l'OIT sur le travail des enfants, et notamment la convention 138 sur l'âge minimal et la convention 182 sur les pires formes de travail des enfants, en plus de la convention des Nations unies sur les droits de l'enfance et de la Charte africaine sur les droits et la protection des enfants. Le gouvernement a amendé la loi sur le travail afin de combattre le travail des enfants, a-t-il dit. Le virus VIH (virus du sida) reste un problème dans la lutte contre le travail des enfants, car les enfants rendus orphelins par la pandémie doivent trouver des moyens de subsistance, ce qui les rend vulnérables à l'exploitation, selon le secrétaire. Le Zimbabwe compte quelque 900 000 enfants ayant perdu l'un de leurs parents ou les deux à cause du sida. A cette même occasion, le directeur du bureau sub-régional de l'OIT pour l'Afrique australe, Tayo Fashoyin, a de son côté déploré la lenteur des progrès dans la lutte contre le travail des enfants en Afrique sub-saharienne. Lors du sommet mondial des Nations unies l'an dernier, les dirigeants du monde ont établi l'élimination du travail des enfants comme un élément majeur pour réaliser les objectifs de développement du Millénaire.
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