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Créé à Moroni en septembre 2005, le tout nouveau parti politique dénommé Mouvement pour la République, l'ouverture et l'unité de l'archipel des Comores (Mouroua), commence à se faire connaître à Anjouan. Une forte délégation de ce mouvement composée de membres du Bureau central et des membres fondateurs a séjourné à Ndzuani afin de prendre le poul de l'île " rebelle " et de s'imprégner de l'atmosphère post-campagne. A cette occasion, une série de deux conférences de presse a été organisée le week-end dernier. Les membres de ce nouveau parti sont en grande majorité issus d'organisations non gouvernementales et de la société civile. C'est pour cette raison disent-ils, qu'ils ont tenu avant de s'envoler pour Moroni hier à rencontrer des membres de la Fédération comorienne des droits de l'homme et de la société civile de Ndzuani. Une façon selon le secrétaire général, Chabani Abdallah Halifa, " de rassurer nos collègues que nous n'avons pas oublié notre principe, et si aujourd'hui nous avons créé ce parti, c'est en complémentarité de la société civile. On peut bien nous entendre en s'impliquant d'avantage dans la politique. Et je suis persuadé que la société civile aura un interlocuteur attentif puisque nous pensons de la même manière, que nos objectifs ne divergent pas et que c'est de cette manière que l'on triomphera. "
" Une troisième voie pour les Comores "
Si pour l'instant Mouroua ne se précipite pas à se choisir un candidat pour les présidentielles de 2006, cela ne veut pas dire qu'il ne s'impliquera pas. Selon Moinafatima Chaharani, " le Mouroua aura un grand rôle clé à jouer pendant ces élections. Nous prônons la transparence, le respect des textes. Le Mouroua est l'un des partis qui n'ont peut être pas positionné un candidat mais cela ne veut pas dire que nous laisserons les choses ainsi. Toutes ces démarches avant la lettre ne riment encore à rien puisqu'on est en phase de prétention à la candidature. On ne sait pas si d'ici peu, il n'y aura pas des prétendants qui se désisteront. Nous avons un projet politique qui s'articule autour d'une troisième voie pour les Comores, un état stratège efficace et impartial, par la bonne gouvernance et l'autonomie multipolaire des îles. Un projet à mon avis qui a séduit, ici à Anjouan."
KAY
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