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Mohamed Ali Said, qui avait été soutenu par Sambi lors de la campagne électorale de mai 2007, suspecterait Sambi de chercher à "tripatouiller la loi fondamentale des Comores, pour se maintenir au pouvoir", alors que c'est à l'île de Mohéli que doit revenir, en 2010, la présidence tournante de l'Union (après la Grande Comore en 2002 et Anjouan en 2006). Dans une lettre ouverte adressée au chef de l'Etat comorien et rendue publique la semaine dernière, des cadres originaires de Mohéli, toutes tendances confondues, lancent un appel au président à se conformer aux textes en vigueur. "Nous demandons le respect strict de la constitution. Nous avons supporté le mandat de quatre ans de l'île de Ngazidja et nous supportons encore celui d'Anjouan. Il n'y a donc pas de raison de nous priver de notre tour" a dit M. Ali Said. Depuis la libération de l'île d'Anjouan le 25 mars dernier, de nombreux observateurs estiment que Sambi devrait s'attaquer à la réforme des institutions du pays et à une Constitution que nombre de personnes jugent ingérable et budgétivore. Toutefois, au cours d'une fête populaire à l'occasion de la libération d'Anjouan, le président avait réitéré sa volonté de respecter la Constitution. "Certes, je crois que des aménagements constitutionnels sont nécessaires, mais ce pouvoir-là ne relève pas de moi. Pour ma part, je ne remettrai jamais en cause le principe de la présidence tournante", avait-il assuré.
(APA)
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