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Tout le monde a à y gagner", ajoute le président. Le but de cette nouvelle association est d'aider les particuliers, entreprises, associations de Mayotte à voyager en créant un groupe de pression faire bénéficier à un maximum de personnes des billets à prix réduits. "L'idée a germé depuis longtemps, mais elle tombe sous le sens aujourd'hui car les caisses des aides du Conseil général, dans le cadre de la continuité territoriale, sont vides trois mois seulement après le début de l'année", déclare Dinouraini. L'homme habitait à Paris, où il existe le Collectif Dom, qui essaie de rapprocher les familles mahoraises. Le constat est simple, les aides pour les billets à prix réduit dans le cadre de la continuité territoriale, sur dotation de l'État, permettent aux résidents de l'île de se rendre en métropole et de revenir. L'association veut oeuvrer pour "une mesure d'aménagement du territoire pour rapprocher les régions de la capitale à l'instar de ce qui se passe pour la Corse". Les fonds, alloués par l'État, sont confiés au Conseil général, qui définit des critères d'attribution. Il apparaît une sous?évaluation des besoins. Pour la Corse, les fonds s'élèvent 600 millions d'euros par an, soit 616 euros pour chaque Corse, et seulement Il euros pour un Domiens car 30 millions d'euros sont alloués chaque année. " "Nous félicitons le Conseil général d'utiliser les crédits de la continuité territoriale, même s'il apparaît un problème technique d'attribution des fonds d'ordre politique", ajoute Dinouraini. Ces aides permettent aux personnes de voyager, que ce soit pour la formation des jeunes, J'emploi ou bien les relations humaines, "c'est toujours un apprentissage important" . Pour toutes ces raisons, "le cheval de bataille de Coll'air est d'imposer l'obligation du service public (OSP), ou bien faire un effort sur les prix des billets, un plafonnement des billets ou encore mettre en place un pourcentage des passagers qui bénéficieraient d'aides. Le travail dAir Austral est sérieux, mais les prix sont trop élevés ". L'objectif de l'association est donc de rassembler le plus rapidement possible un grand nombre de personnes pour pouvoir peser dans la balance des négociations. A terme, lutter pour obtenir une OSP ou l'ouverture à la concurrence, dans l'optique de faire baisser les prix pour les consommateurs. Une nouvelle réunion est prévue ce samedi, dès 10 heures, à la Chambre professionnelle. Ce sera l'occasion de fixer des objectifs précis et les moyens de travailler. La précédente assemblée générale a permis d'élire le bureau dont M. Dinouraini est le président, Mohamed Boina le vice-président et Saïd Acherafi le trésorier.
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