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Aéroport. A son arrivée à Mayotte, M. Jégo a annoncé que les études concernant la construction de la future piste longue de l'aéroport de Pamandzi allaient débuter. Une enveloppe de 2 millions d'euros a d'ores et déjà été allouée aux cabinets d'études. Ces trois cabinets étudieront l'impact de cette piste longue sur le lagon, les besoins en terme de capacité d'accueil, et la concession de ce futur aéroport, « l'Etat n'ayant pas vocation à le gérer », a précisé le secrétaire d'Etat. Selon lui, « les travaux débuteront j'espère dans les quatre prochaines années. Il faudra compter un délai raisonnable de 5 à 8 ans pour voir le nouvel aéroport. Il s'agit d'un projet colossal, qui coûtera entre 200 et 300 millions d'euros, et qui demande de trouver divers financements ». Ce chantier est essentiel, a-t-il expliqué, « pour le désenclavement de l'île ». Contrairement aux espérances des élus, il ne sortira cependant pas de terre avant 2014 et la fin du Contrat de projet.
GIR. Autre annonce plus concrète : la création à Mayotte du Groupement d'intervention régional (GIR), qui succède à son embryon, le Groupement d'intervention de Mayotte. Ce dispositif permettra à l'ensemble des administrations de collaborer dans la lutte contre l'immigration clandestine. Selon M. Jégo, « le GIR sera un outil important notamment dans la lutte contre le travail non déclaré ».
Energies renouvelables. Lors de sa visite à la nouvelle centrale électrique de Longoni, M. Jégo s'est félicité de l'ouverture de cette deuxième centrale, mais a exhorté les élus « à travailler sur les énergies renouvelables ». « La génération qui suivra devra bénéficier d'une île qui pourra fonctionner quasiment sans énergie fossile », a-t-il affirmé dans la salle des commandes, alors que plus de 99% de l'électricité est aujourd'hui produite par du fuel. Plusieurs pistes sont à creuser, estime-t-il : le solaire, l'éolien, mais aussi la fraîcheur des fonds marins pour alimenter les climatisations. Selon lui, « les énergies renouvelables doivent être un des moteurs économiques de l'outremer ». Il n'a cependant rien annoncé de concret.
La dette de l'Etat vis-à-vis de la CDM. Interrogé par M. Douchina sur la dette de l'Etat vis-à-vis du Conseil général (d'un montant de 45 millions d'euros), M. Jégo a assuré qu'elle serait soldée « d'ici fin 2008 début 2009 ». Depuis plus d'un an, la CDM réclame 63 millions à l'Etat, dont une partie a déjà été réglée.
L'hôpital de Petite Terre. Se félicitant de l'évolution des structures sanitaires dans l'île, M. Jégo a fixé au mois de décembre la date limite pour choisir le site du futur hôpital de Petite Terre. Inscrit au budget depuis 2006, cet hôpital fait l'objet d'une bataille entre les communes de Labattoir et Pamandzi. La première veut conserver l'hôpital (actuellement à Ddzaoudzi) mais n'a pas de terrain viabilisé sous la main ; la seconde propose depuis plusieurs mois un terrain d'ores et déjà constructible et appartenant à la collectivité. Pour M. Jégo, « l'intérêt général doit primer ». Cela fait plus de deux ans que la situation est bloquée.
La revendication de l'Union des Comores. Selon M. Jégo, les Comores comme « le reste du monde (…) doivent reconnaître le choix des Mahorais ». Il se dit tournée vers une relation tournée vers la coopération plutôt que la revendication et assure que lors de sa rencontre avec Ahmed Abdallah Sambi en mai dernier, « jamais nous n'avons évoqué le statut de Mayotte en 2h30 de discussions ». « C'est une querelle qui est presque derrière nous », a-t-il conclu.
RC
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