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La multiplication des épidémies inspire la vigilance aux professionnels de santé à Mayotte. La direction des services vétérinaires vient de refuser l'autorisation au centre équestre de Hajangwa de faire venir des chevaux du Kenya, où les maladies en lien avec les chevaux ne seraient pas maîtrisées. Un véritable dialogue de sourd s'est engagé entre le responsable du centre et les services vétérinaires. Ouvert depuis près d'un an, le centre fonctionne avec 8 chevaux malgaches. Sa direction envisageait de faire venir une vingtaine de chevaux du Kenya d'ici le mois de juin prochain. " J'aimerais savoir d'où je peux faire venir des poneys, eux me suggère de les faire venir de Maurice, mais ils oublient que les Mauriciens les font venir de l'Afrique du Sud où il y a la peste équine ", proteste Patrice Charreau, directeur du centre équestre. " L'astuce qu'ils ont c'est de donner une autre identité aux chevaux, alors qu'ils arrivent d'Afrique du Sud. Vous imaginez une institution qui me demande de faire rentrer par les voix légales des poneys malades, tout en les faisant passer pour des animaux sains ? "
" Un danger pour le cheptel mahorais "
A la direction des services vétérinaires on invoque des arguments sanitaires. En cette période d'épidémies animales en tous genres d'origines animales, on prône la vigilance. " L'importation d'animaux en provenance du continent africain représente un danger potentiel pour le cheptel mahorais, on ne peut pas prendre de risque pour favoriser une activité de loisir " explique Jacques Favre. Des chevaux en bonne santé existent en Europe, ajoute le directeur des services vétérinaires, si le centre a besoin d'augmenter son cheptel. Le directeur du centre équestre rétorque que " faire venir des poneys d'Europe est encore plus compliqué, car les bateaux n'arrivent pas directement à Mayotte, mais font escale dans plusieurs ports de différents pays. Et à chaque fois il faut faire une déclaration d'entrée et de sortie, des opérations qui coûtent des sommes folles et de l'énergie, on ne peut pas se permettre ce genre d'aventure alors qu'il y a des poneys à côté, notamment au Kenya ".
Nassuf Djailani
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