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Après avoir demandé audience et avoir été entendue par le Délégué Interministériel à l’Egalité des Chances des Français d’Outremer, Monsieur Patrick KARAM, la F.A.M.M a tenu à être entendue au plus haut sommet de l’Etat en sollicitant une rencontre à la présidence de la République. L’Elysée a répondu favorablement à cette demande et mardi 8 avril 2008, une délégation de la F.A.M.M a été reçue à l’Elysée par deux conseillers du président pour faire le point sur les événements du 27 mars et "s’assurer du respect du processus de départementalisation de l’île Mayotte attendue depuis 50 ans" selon le communiqué de la FAMM. Concernant les violences du 27 mars, l'association se dit avoir été "rassurée par les deux conseillers sur l’engagement de l’Etat à assurer ses missions régaliennes de préservation et de maintien de la sécurité des biens et des personnes". Elle affirme sa satisfation devant "l’accroissement des moyens dédiés à la lutte contre l’immigration clandestine, source des grands problèmes de Mayotte actuellement". Concernant la départementalisation, les conseillers de l'Elysée ont rappelé que "le calendrier législatif ainsi que les engagements du Président de la République seraient respectés, pour autant que les élus du Conseil Général de Mayotte en formulent la demande auprès du gouvernement comme le prévoi la loi du 21 février 2007". Ils ont également affirmé avec force que "Mayotte est un territoire français et que le Président de la République ne s’est jamais engagé dans la voie de renoncer à cette île" et que "tout sera fait pour garantir son développement au sein de la République" promettant en outre que "des efforts seront déployés en direction des Comores, en matière de coopération régionale." L'association s'élève également contre "une médiatisation à caractère scandaleux, ne montrant à nos compatriotes métropolitains que des images négatives attribuées aux mahorais alors que ces derniers n'en sont nullement les acteurs". Alors que pour elle, "les Comoriens font à Mayotte une publicité dangereuse". La fédération y voit même une forme de complot en dénonçant "leur intention, non avouée mais à peine masquée, de détruire purement et simplement l'île de Mayotte". E.T.
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