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Intitulé "Colonel Bacar n’a pas d’oncle", le communiqué de R. Niels Marquardt entend "clarifier au peuple comorien" la position du gouvernement américain, qui "soutient complètement le gouvernement démocratiquement élu de l’Union des Comores ainsi que le Président Ahmed Sambi". "L’Union Africaine (UA) et d’autres amis des Comores, incluant les Etats-Unis, ont travaillé inlassablement en coordination avec le Gouvernement de l’Union pour chercher une solution diplomatique paisible aux crises d’Anjouan. Malheureusement les autorités illégales restent intransigeantes. Les Etats-Unis soutiendront dès lors toute action prise par le Président Sambi, les partenaires de l’UA, ou la communauté internationale pour restaurer l’unité Comorienne", poursuit le document, qui s'apparente à un soutien à un débarquement militaire "qui s'avère nécessaire", après ceux affichés par l'Union africaine et la France, mi-février. M. Marquardt se dit "profondément déçu" par l'attitude du colonel Bacar qui "seul doit maintenant accepter la pleine responsabilité" de ses choix. "Sa détention illégale du pouvoir et sa requête de gain personnel pourraient malheureusement entraîner un bain de sang", regrette l'amabassadeur. "La politique des Etats-Unis est claire: le colonel Bacar n’a pas d’oncle. Ayant refusé les options paisibles de l’ultimatum du 27 février, il a défié pour la dernière fois la communauté internationale." Après le débarquement, conclut le communiqué, "les trois leaders islamiques légitimes auront à travailler ensemble pour implanter un fédéralisme constitutionnel et clarifier les compétences [de chacun, ndlr]." Ce communiqué s'inscrit dans la logique américaine de rapprochement avec l'Union des Comores, débutée il y a deux ans. Les Etats-Unis ont toujours soutenu Sambi dans le conflit qui l'oppose à Bacar. VM
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