|
"Le bilan provisoire indique un mort et 63 blessés, dont 25 ont été
atteints par des balles tirées par la police", a annoncé le ministère
de la Santé dans un communiqué, précisant que les blessés ont été
transférés dans différents hôpitaux de Maputo. Le bilan précédent, donné par un policier et les médias publics, faisait état d'un mort et de dizaines de blessés. "Tous
les accès au centre-ville de Maputo sont bloqués, aucune voiture ne
peut sortir ni entrer, les magasins, les banques, les entreprises sont
fermées", a indiqué à la presse le porte-parole de la municipalité de
Maputo, Helder Ossemane. "Dans tous les quartiers de Maputo des
magasins, des écoles, des entreprises ont été pillés et endommagés par
des centaines de manifestants en colère", a déclaré à l'AFP le chef des
opérations de la police, Jacinto Una. Les émeutes ont éclaté à
l'aube mardi dans plusieurs quartiers pauvres de la capitale
mozambicaine et se sont ensuite étendues à toute la ville, où des
barrages ont été dressés dans les rues par les manifestants, dont
certains s'en prenaient violemment aux automobilistes. "Les
manifestations ont commencé vers 05H00 du matin (03H00 GMT) avec le
blocage de la principale route" d'accès à Maputo, avait auparavant
précisé à l'AFP un policier se trouvant sur les lieux des
manifestations, Sergio Faife. A la mi-journée, la police avait
commencé à tirer en l'air à balles réelles pour tenter de disperser les
manifestants arrivés au centre de Maputo, où des magasins étaient
pillés et des véhicules incendiés ou endommagés, a constaté un
correspondant de l'AFP. Les augmentations de tarifs des
transports publics de passagers, de 25% en moyenne, négociées entre le
gouvernement et les associations de transporteurs, sont entrées en
vigueur mardi.
|