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Le fonds nécessaire à la mise en oeuvre du processus de mise en place n'est pas encore entièrement réuni. A un certain moment, des pays comme le Kenya ou l'Afrique du Sud ont manifesté leur volonté de se retirer du consortium. « Dans ce cas, la connexion ne s'effectuera pas l'année prochaine, comme le stipule le calendrier initial », explique un opérateur du secteur des télécommunication. Le représentant de la partie malgache au sein de cette structure s'est pourtant déja acquitté de sa part. La société Telma débloqué près de 10 millions de dollars pour le projet. D'un autre côté, les autorités malgaches se sont lancées dans un autre projet de connexion avec l'île de La Réunion. « Il constituera une solution le cas échéant », fait savoir un responsable ministériel.
Interconnexion
Les membres du consortium de l'Eassy ont signé en mars un accord avec Alcatel-Lucent pour l'installation du réseau optique sous-marin dans la région de l'Afrique de l'Est. En fait, l'Eassy est un projet mis en place par 22 opérateurs des télécommunications dans les régions de l'Est et du Sud de l'Afrique, ainsi que des opérateurs internationaux. La mise en œuvre du projet est prévue pour la fin 2008 et le coût total du projet excèdera les 230 millions de dollars. De plus, grâce à l'interconnexion avec d'autres systèmes de câbles sous-marins au Nord et au Sud, ce projet créera une passerelle internationale primordiale pour le développement économique de la région. Le réseau sous-marin Eassy parcourera près de 10 000 km pour relier huit pays, du Soudan à l'Afrique du Sud, en passant par Djibouti, la Somalie, le Kenya, la Tanzanie, Madagascar et le Mozambique. Ce projet marque une étape majeure dans le développement de l'infrastructure de communication africaine.
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