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« Fierté ». Ce mot là était sur toutes les bouches lors de la cérémonie de remise des diplômes d'enseignant spécialisé qui s'est tenue à l'Institut de formation des maîtres à Dembéni. Les sourires, les chaudes accolades, plus appuyées qu'à l'accoutumé, se répétaient. L'émotion présente dans les yeux d'Ali Saïd Tava, 52 ans, le plus âgé du groupe, Roukia, Nidhoimi et consort dormait à cette cérémonie un caractère véritablement particulier. Les huit étudiants du département d'adaptation et d'intégration scolaire option F (enseignement et aide pédagogie auprès des adolescents) sont des pionniers. En 2002, le vice-rectorat veut remédier à « l'embourbement » que représentent les PPF au collège. Cette classe qui regroupe toutes sortes d'élèves en difficulté ne convient pas. Le vice-recteur décide donc de se rapprocher du système en cours dans le pacifique afin que ces élèves obtiennent en quatre ans un Certificat d'aptitude professionnelle (CAP). La cinquième PVP (préparation à la voie professionnelle) est ainsi créée. Les collégiens entre 14 et 16 ans sont suivis tout au long de l'année par un professeur qui a pour tâche d'adapter les programmes scolaires liés à leur âge. Ils suivent, afin de permettre leur intégration dans les autres unités du collège, les cours d'EPS (éducation physique et sportive) et de technologie avec des professeurs dont c'est la spécialité. Les trois autres années le professeur détenteur du certificat d'adaptation et d'intégration scolaire continue son travail. ""L'originalité du système est là, insiste Catherine Brouard, directrice du département AIS, les jeunes ne sont pas abandonnés une fois partis pour le lycée professionnel. "" Le recrutement des professeurs, aujourd'hui diplômés, s'est effectué dans le corps des instituteurs. La note pédagogique ne devait pas être inférieure à 13/20. Un entretien et une lettre de motivation concluaient le dossier. Leur formation était en alternance. Donc, dès la création des classes de PVP, les professeurs ont été mis dans le bain. ""Quand je suis rentrée dans l'enseignement, je n'ai pas supporté de voir ces jeunes sans avenir J'ai de suite voulu faire quelque chose pour eux. C'est devenu une vocation"", se rappelle Roukia Hafidhou. ""Le challenge à relever chaque jour este excitant. C'est une remise en cause permanente. Gérer l'individu dans un collectif de 20 élèves demande plus de motivation, plus de travail, plus d'organisation, mais la gratification est encore plus grande"", raconte Mohamed Tany, le major de la promo. L’an prochain se sont huit enseignants option E (aides spécialisées à dominante pédagogique auprès des enfants en difficulté dans le primaire) qui devraient obtenir leur diplôme. A la rentrée prochaine, 8 autres stagiaires option E et 20 autres options F commenceront leur formation. G.G. Un réseau qui se renforce Le Razed (Réseau d'aides spécifiques aux élèves en difficulté) est présent dans chaque circonscription. Il est constitué d'un psychologue, d'Lin ré-éducateur et d'un maître E. Ces trois personnes sont censées répondre aux différents problèmes que peut subir un élève. Si ce sont des ennuis cognitifs, le maître E, détenteur de l'option E de l'adaptation et de l'intégration scolaire tente d'y remédier. Si ce sont des troubles du comportement dû à de l'hyperactivité par exemple, le ré-éducateur s'occupe de l'enfant. Huit maîtres rejoindront ces structures l'an prochain.
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