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M'godro, sega, maloya et, bien entendu, salegy : Donia aura été, une fois de plus, la grande célébration du tempo ternaire. Et avec les artifices corporels que cela nécessite : à défaut de convaincre par la musique, pour la plupart des groupes, autant le faire par le visuel. Déhanchements lascifs à outrance, tressautements continuels de croupes rebondies, ou chorégraphies revisitant le kama-sutra en entier, option tropicale, bien entendu, il y en a eu pour tous les goûts.
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Les huit jours du festival, partagés en parts pratiquement égales entre le volet ""off"" et les concerts ""officiels"", nous ont permis d'avoir une idée de l'étendue de l'argumentaire de l'artiste qui miserait plus sur le superflu que l'imagination créatrice. Ce qui n'a pas empêché les Vilon'Androy de récolter un véritable succès lors de leur passage sur la scène du stade, le samedi 14 mai, juste avant la tornade Lôla. Dans le lot des parfaits inconnus du public de Donia, mais qui ont frappé fort, la palme revient incontestablement à Mikidache. Entouré de deux choristes malgaches, Shah Rakotofiringa (la fille de Mialy) et Yvon (de Senge), le Mahorais a séduit la foule, avec sa guitare, dont il joue à merveille, et des chansons aux mélodies alertes, aériennes, inspirées, simples mais jamais faciles. Le public du Donia sait aussi être sensible au talent, le vrai. Ce dont on a tendance à trop oublier. Andry R.
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