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C'est le dernier rebondissement de ce dossier après le retour du chef
de l'État, Marc Ravalomanana, du sommet de l'Union africaine à
Addis-Abeba, au mois de février. Le dernier conseil du gouvernement,
qui s'est tenu à Mahazoarivo la semaine dernière, a précisé que la
Grande île attend à l'heure actuelle les propositions de l'Asecna sur
le renforcement des équipements installés à Madagascar.
« Nous procédons en ce moment à l'évaluation de l'ensemble du système
de l'Asecna concernant sa performance. Cela touche aussi bien les
équipements que les ressources humaines », explique François
Randriamahandry, directeur général de l'Aviation civile de Madagascar
(ACM).
Madagascar met donc la pression sur l'Asecna. Mais le débat reste
ouvert quant aux impacts négatifs que le retrait de la Grande île de
cette organisation pourra avoir.
Les employés de l'Asecna à Madagascar ont, entre autres, soulevé la
position de Madagascar vis-à-vis de l'Organisation des aviations
civiles internationales (OACI) et sa capacité à assumer seule la
gestion de son espace aérien.
Le pays risque, entre autres, de perdre les avantages du Flight
inter-regions (FIR). Cette disposition lui confie la gestion des
espaces aériens des îles de la Réunion et des Comores. Ce qui lui
permet de toucher une part des redevances versées par ces dernières,
estimées à neuf milliards d'ariary par an.
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