|
L'opposition demande des comptes |
|
|
|
Dans un courrier adressé au président du Conseil général et rendu public lundi 9 juin, le groupe de l'opposition (cinq membres contre 14 à la majorité) demande des comptes quant au financement de l'intronisation très décriée du président du Conseil général, le 4 avril dernier. Ils réclament également des informations concernant la composition du cabinet, limité statutairement à quatre membres, mais qui en compterait six actuellement. Enfin, l'opposition s'étonne que les vice-présidents aient à leur disposition des voitures de fonction, et que les élus voyagent désormais systématiquement en classes Club ou Alizé, plus onéreuses que la classe économique.
|
|
| |
Les deux premiers ont recueilli respectivement 12 et 13 voix, contre 8 au troisième. Ils feront donc partie du bureau, duquel sortira le futur président du CDTM qui succèdera à Mustoihi Mari. Le vote, a priori anodin, revêtait un intérêt majeur. D'abord pour l'avenir du CDTM, dont le futur président devrait être Ahmada Madi Chanfi. Deuxième vice-président du Conseil général, ce dernier est le candidat de la majorité. Mais depuis plusieurs semaines, Fadul Ahmed Fadul, qui fait lui aussi partie de la majorité, lui contestait la présidence. Tous deux ont été nommés en avril parmi les représentants du Conseil général au sein du CDTM, de même que Mirhane Ousséni et Mhamadi Abdou, tous membres de la majorité UMP/MDM. L'éviction de Fadul lui interdit de prétendre à la présidence. Mais au-delà, l'enjeu de ce vote qui s'est déroulé à bulletin secret au cours de la deuxième séance plénière de l'assemblée territoriale depuis l'élection d'Ahmed Attoumani Douchina à sa tête, était politique. Si Ahmed Attoumani Douchina l'a nié –"jusqu'à preuve du contraire, je dirige la majorité et pour moi, il y a trois candidatures", a-t-il déclaré-, les autres membres du groupe, dont Hadadi Andjilani, troisième vice-président, l'ont reconnu. "Il y a deux candidats de la majorité", a-t-il lâché en pleine session Fragilisée par ses échecs au Smiam et au Sieam (où les candidats de la majorité n'ont pas emporté la présidence), la majorité se devait d'emporter la présidence du CDTM. Le résultat du scrutin a démontré sa cohésion et la capacité des troupes à écouter le chef. Mais cette victoire pourrait n'être que de façade. En renvoyant Fadul dans les cordes, les leaders de la coalition UMP/MDM prennent le risque de le voir rejoindre les rangs de l'opposition. Ces derniers, lundi, n'ont pas hésité à affirmer qu'ils allaient bientôt s'étoffer. "Il est possible que certains membres de la majorité nous rejoignent", a déclaré Saïd Omar Oili, leader de l'opposition même s'il n'est pas le président du groupe. Outre Fadul, plusieurs noms circulent parmi les mécontents des premiers mois de la majorité : le conseiller général de Mtsapere, Zaïdou Tavanday, et celui de Bandrele,Mustoihi Mari. VM
|