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Elu le jeudi 20 mars 2008, Ahmed Attoumani Douchina a été investi dans le respect des traditions locales, vendredi 4 avril en fin d'après-midi. La cérémonie a débuté à 16 heures devant l'hémicycle du Conseil général par un "manzara" (marche conviviale rythmée par le récit de certains versets du coran). Une fois le président Ahmed Attoumani Douchina installé à la tribune d'honneur, un notable a lancé un "fatiha" d'imploration, qui s'est terminé par une lecture du coran, avant la remise de l'écharpe et du "bankora", pâtisserie locale. Le Grand cadi de Mayotte a été le premier à parler. Il a mis en avant l'importance de la religion islamique. Ahmed Attoumani Douchina a poursuivi en confirmant les propos du notable religieux. "Nous ne renoncerons pas à notre identité culturelle, mais nous ne renoncerons pas non p)lus au statut de département", a-t-il affirmé. "Les deux nous permettront de décupler nos chances pour bâtir la France de l'océan indien." Estimant les "origines africaine, malayo-polynésienne, arabo-chirazienne et française" sont "un atout pour la France", le nouveau président du Conseil général a annoncé que "le 18 avril prochain, notre assemblée adoptera une résolution demandant à ériger le statut de Mayotte en département". M. Douchina a par ailleurs rendu hommage aux anciens, tels que Younoussa Bamana, Zéna M'dere, Zaina Méresse, Bouéni M'titi, Marcel Henry… Le préfet de Mayotte lui a succédé au cours d'une brève intervention, au cours de laquelle M.Bouvier a rappelé que "la fraternité, c'est une notion aussi bien républicaine que religieuse", et a affirmé que "la nation, ce n'est pas une notion ethnique ou historique, mais c'est une volonté de vivre ensemble selon des valeurs communes." Avant d'être amené jusqu'à son bureau par des femmes dansant le debah et d'hériter des clés de la "maison", M.Douchina a exécuté un dernier "fatiha" prononcé par le Grand cadi. VM
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