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Irrégularités à Bouéni et Sada |
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Plusieurs irrégularités ont été relevées lors du premier tour, principalement à Sada et Bouéni, où l'on a comptabilisé des votes par procurations de personnes pourtant sur place ou votant également en France hexagonale ou à La Réunion. A Sada, il y aurait près de 350 votes contestés. La fraude serait plus massive encore dans le canton de Bouéni (où l'on a comptabilisé plus de 500 procurations pour moins de 2.500 votes), où des jeunes se faisant passer pour malades auraient "donné" leur voix contre rétribution. De nombreux témoignages rapportent également que des procurations ont été achetées durant la campagne. Autre irrégularité constatée par la rédaction de Flash Infos, des femmes voilées auraient voté à Vahibé sans retirer leur voile pour s'identifier.
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Alors qu'au lendemain du premier tour, organisé dimanche 9 mars, les résultats bruts laissaient entrevoir une possible victoire de l'UMP au niveau des élections cantonales, les tractations de ces derniers jours ont quelque peu changé la donne. En effet, les deux ténors du parti conservateur –les seuls capables de revendiquer la présidence de l'assemblée- font face à une coalition d'opposants dans leur fief. Le chef de file de l'opposition durant le dernier exercice (2004-2008), Maoulida Soula, est le plus menacé. Son score du 1er tour (29,63%) ne lui laisse que peu de marges de manœuvres. Il pourrait faire face à une coalition rassemblant ses deux poursuivants, Sarah Mouhoussoune (Néma, 18,99% au 1er tour) et Kamardine Bacar (DVD, 17,31%), ainsi que les partisans du maire sortant de la commune. Ce dernier, arrivé en tête du scrutin municipal avec plus de 37% des voix, serait prêt à tout pour "sortir" le conseiller général sortant, qui, en outre, ne séduit guère dans les villages de Hajangua et Dembeni –lui est originaire d'Iloni. Outre l'échec comptable en vue d'une majorité, la défaite de Maoulida Soula serait un coup dur pour l'UMP, tant il a porté ce parti durant ces dernières années à l'assemblée. Celle de Mansour Kamardine le serait encore plus. Pour lui, elle marquerait un coup d'arrêt dans sa carrière politique, après sa défaite aux législatives en 2007. Pour Sada, fief du RPR (devenu UMP) d'où sont sortis une grande partie de ses leaders, cela ressemblerait à une mini-révolution de palais. Pour le parti enfin, cela rendrait très délicate l'obtention de la majorité au Conseil général. Si ce scénario reste pour l'heure irréaliste, il n'est pas certain que l'ancien député ne soit une nouvelle fois confronté à une coalition basée sur le "Tout sauf Kamardine", comme ce fut le cas en 2002 et 2007 lors des législatives. Fort d'un score élevé au 1er tour (40,18%), il n'en reste pas moins tributaire de l'alliance des autres candidats en faveur du socialiste Ibrahim Aboubacar (29,45% au 1er tour). Autant d'éléments qui poussent le camp Oili à l'optimisme. On ne cache pas parmi ses proches la très forte éventualité de voir le président de l'exercice 2004-2008, réélu dès le 1er tour avec un score confortable (plus de 64% des voix) dans son canton de Labattoir, briguer à nouveau la tête de l'exécutif local le 20 mars prochain, même si son parti sera ultra-minoritaire (avec un ou deux élus). Tout dépendra, outre les résultats des deux leaders de l'UMP et de ceux de certains conseillers sortants susceptibles de s'allier avec lui (Fahari Madi à Bouéni, Soiderdine Madi à Acoua), de la position des élus MDM. Le secrétaire fédéral du parti, Mhamadi Abdou, conseiller général de Bandraboua qui ne remettait pas en jeu son siège, n'a jamais caché ses accointances avec Oili. De même, Abdoulatifou Aly, député et leader de la mouvance dissidente du MDM (Force de l'alternance), s'est par le passé montré aux côtés de Oili (son courant et le Néma avaient signé des accords en 2007). Aucun futur élu du MDM ne présentant le charisme nécessaire pour diriger l'assemblée, il se murmure que le parti départementaliste serait prêt à soutenir Oili. Celui-ci devrait en échange donner des gages quant à sa volonté de voir l'île devenir département –lui qui n'a jamais caché sa préférence à un statut d'autonomie. Dans le cas contraire, Abdoulatifou Aly nous affirmait mardi soir que son courant serait prêt à s'allier avec l'UMP. Un dernier homme semble également avoir son mot à dire. Favori pour le second tour dans son canton de Mamoudzou, Bacar Ali Boto (30,95% au 1er tour), qui fut le premier vice-président de Oili entre 2004 et 2008, s'est démarqué de son président en fin de mandat. Celui qui avait failli rejoindre l'UMP en 2005 pourrait une fois de plus changer de camp. Il pourrait, en cas de victoire dans l'autre canton de Mamoudzou de Zaïdou Tavanday –un ami à lui en ballottage favorable face à Chihabouddine Ben Youssouf- mettre en place une coalition UMP-Alliance qui lui permettrait de glaner la présidence tant désirée… VM
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