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Président du Sieam depuis 2001, Madi Ahamada, retraité de l'armée française originaire de M'tsangamouji dans le nord de l'île, a été réélu mercredi 16 avril à la tête de la structure. Il recueille 22 voix contre 11 à son adversaire, l'ancien conseiller général de Dembéni (2001-2008) et ancien chef de file de l'opposition UMP au Conseil général (2004-2008), Maoulida Soula – il y a eu un vote blanc. Ce dernier a reconnu sa défaite ; il n'a cependant pas caché sa déception. Le scrutin auquel ont participé les 34 délégués du syndicat –deux par commune-, nouvellement nommés après les élections municipales du 16 mars, était particulièrement attendu. Créé il y a 15 ans, le Sieam regroupe l'ensemble des 17 communes de Mayotte et gère aussi bien la distribution de l'eau –qu'il sous-traite à la Sogea- que l'assainissement –un chantier colossal. De par les sommes dépensées et l'enjeu que revêt l'assainissement dans le développement de l'île, sa présidence était activement convoitée. Ce d'autant que le président sortant a été vivement critiqué durant son premier mandat. En 2005, les salariés licenciés par la Sogea après avoir organisé une grève jugée illégale par l'entreprise avaient accusé le président du Sieam d'avoir soutenu le directeur de la Sogea. Deux d'entre eux ont depuis obtenu gain de cause auprès du Tribunal de Bordeaux. L'année suivante, l'attribution du contrat d'affermage à la Sogea avait prêté le flanc à toutes les rumeurs –sans suite. La justice s'était également intéressée aux conditions d'attribution de ce contrat et avait finalement annulé le choix des délégués après avoir notifié un certain nombre d'irrégularités dans la procédure – le vote a été réorganisé fin 2007 et la Sogea a une nouvelle fois remporté le marché. A l'issue de son élection, Madi Ahamada s'est dit "heureux" de la "confiance que [lui] ont accordé les Mahorais" pour "le combat" qu'il mène "depuis 2001". Selon lui, les priorités de sa nouvelle mandature se situent au niveau de "l'assainissement" et de la "pérennisation des ressources en eau". Sur ce dernier point, Madi Ahamada a expliqué qu'à terme, "Mayotte n'aura plus de ressources en eau si ce n'est celle de la mer. Il faut donc faire attention à préserver ces ressources." Parmi les actions à mettre en œuvre, le président compte construire une troisième retenue collinaire et développer la recherche d'eau souterraine. Il a également annoncé que l'eau serait bientôt transférée de la Grande vers la Petite Terre – jusqu'à présent, les habitants de Petite Terre boivent de l'eau dessalée. VM
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