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"Avec un peu plus de 250 manifestants et plus de 400 grévistes [Mayotte compte environ 2.100 instituteurs, ndlr], la mobilisation du 13 mai est satisfaisante et surtout très encourageante", estimait mardi soir dans un communiqué de presse le secrétaire général du SE, Rivomalala Rakotondravelo. Armés de pancartes aux couleurs de la CGT ou ornées de quelques slogans faisant référence à l'indexation ou l'intégration, les instituteurs ont débuté leur mouvement devant le vice-rectorat. Ils ont ensuite marché dans les rues de Mamoudzou, bloquant légèrement la circulation, puis se sont dirigés en direction du Conseil général où ils espéraient rencontrer le président du Conseil général, Ahmed Attoumani Douchina, absent. Aucune violence n'a été recensée, et les grévistes ont manifesté pacifiquement. En fin de matinée, les grévistes ont décidé en AG de reconduire le mouvement au lendemain. "Il devrait durer jusqu'à la venue du ministre [jeudi 15 mai]", nous indiquait en fin de journée un des organisateurs de la manifestations. "Nous avons demandé à le rencontrer", indiquait pour sa part M.Rakotondravelo.
Ce mouvement porte les mêmes revendications que celui de l'année dernière, qui avait duré quatre mois : "Exiger l’organisation d’une réunion urgente de l’observatoire des prix et des revenus pour statuer sur l’indexation des salaires ; exiger le respect de l’ordonnance n°2007-1801 du 21 décembre 2007 ; exiger l’intégration de tous les instituteurs de Mayotte dans le corps des Professeurs des écoles avant 2010 ; exiger la titularisation des contractuels recrutés après 2003." "Par ce mouvement, nous voulons rappeler que des engagements ont été pris l’année dernière par la préfecture au sujet de l’indexation des salaires. Nous voulons aussi défendre l'application de textes applicables à Mayotte, concernant la majoration de la DSI de 25%, intégration dans le corps des Professeurs des Ecoles, la titularisation des contractuels recrutés après 2003, la construction des écoles", indique le leader syndical.
Une rencontre entre le secrétaire général de la préfecture et les responsables du mouvement, programmée à 17 heures, n'a rien donné mardi soir. VM
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