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Du "beau" monde |
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Cette affaire pourrait concerner d'autres hautes personnalités politiques de l'île. Selon Me Thani cité par la presse réunionnaise, "d’autres personnes et pas des moindres seront entendues” par la juge d'instruction. Une source digne de foi à Mayotte confirme que des responsables des principaux partis (UMP, PS) et des membres de l'ancienne majorité pourraient aussi être mis en examen.
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L'ancien président du Conseil général entre 2004 et 2008 et actuel membre de l'opposition a été entendu vendredi 20 juin par la doyenne des juges d’instruction réunionnais, Brigitte Lagière, au palais de justice de Champ-Fleuri, à Saint-Denis. L'affaire le concernant a en effet été délocalisée par le procureur de Mayotte, afin d'échapper aux connivences propres à ce petit territoire et de résoudre le problème récurrent du manque de moyens de la justice à Mayotte. Le conseiller général de Dzaoudzi-Labattoir a été entendu durant trois heures par la juge d'instruction, en présence de son avocat, Maître Thani Mohamed. A l'issue de son audition, il a été mis en examen. Il est cependant sorti souriant de sa rencontre avec la juge. “En l’état du dossier, j’ai ressenti un soulagement, car depuis 2005 que cette affaire a débuté, je n’ai jamais été entendu…” a-t-il déclaré à la presse réunionnaise. Mais la raison de son soulagement se trouve ailleurs. Me Thani a en effet révélé que "le chef [le plus grave] de poursuite de détournements de fonds n’a pas été retenu” contre son client –celui que l'opposition avait maintes fois brandi lorsqu'il était président. Selon Me Thani, "mon client a été mis en examen pour prise illégale d’intérêt" dans l'affaire du journal Le Mawana. En 2005, le Conseil général avait accordé, dans le cadre de l'aide à la presse et de l'aide aux nouvelles sociétés, deux subventions d'un montant total de 68.000 euros au journal à peine créé, alors que la femme du président de l'époque en était la principale actionnaire. Si certains médias mahorais avaient alors crié au scandale –notamment parce que la subvention avait été votée avant que le premier numéro du journal ne soit publié-, Me Thani Mohamed relativise les griefs émis à l’encontre de son client : “Il faut savoir que cette subvention de 68.000 euros a été votée à l’unanimité, par l’ensemble des conseillers généraux. En outre, mon client n’a pas participé à cette délibération…” Conformément au règlement, il était sorti de la salle lors du vote. La défense ajoute non sans malice que “l’ouverture de cette information judiciaire découle d’une plainte de l’actuel président du conseil général, Ahamed Attoumani [Douchina]", or "à l’époque, ce dernier était conseiller général et il a voté et approuvé également cette subvention.” Au même moment, une autre société naissante, Média Mayotte, dirigée par le journaliste Zaïdou Bamana, avait également bénéficié du même type de subventions, pour un journal, Meso, aux parutions très épisodiques –deux numéros ont été publiés depuis. Ironie du sort, le même Zaïdou Bamana est désormais le directeur de la publication et actionnaire principal du Mawana –dont Oili n'est plus actionnaire. VM
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