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Cette semaine s'articule autour de trois événements : la Conférence qui réunit les représentants français de la région (nous y reviendrons dans une prochaine édition), le verdict du jury du prix littéraire Narisome (décerné à un auteur jeunesse par des élèves de Maore, des Comores indépendantes et de Madagascar) et les résultats du concours Francojeune (concours d'écriture autour d'un thème destiné aux élèves du primaire, du collège et du lycée). D'autres rendez-vous viendront marquer cette semaine qui se terminera samedi 17 mai : des ateliers de danses traditionnelles, un atelier slam, et la représentation de la nouvelle pièce de théâtre de l'auteur mahorais Nassur Attoumani : "Interview d'un macchabée". Cette semaine intervient dans un contexte de fortes tensions régionales entre les autorités mahoraises et comoriennes, et alors que le nouveau président du Conseil général a fait de la coopération régionale une priorité – qui va de paire avec l'obtention du statut de département français d'outremer. M. Douchina n'a pas manqué de la rappeler lors de la cérémonie d'ouverture à laquelle participaient des élèves et leurs enseignants malgaches –les Comoriens sont arrivés en retard-, les ambassadeurs de la zone, et des représentants de régions malgaches. "La coopération régionale ne peut se concrétiser par des projets d'envergure que si des efforts communs sont fournis, que si un véritable partenariat entre les îles de l'océan Indien est respecté", a-t-il déclaré. Avant d'ajouter : "[cette semaine] montre que Mayotte est aujourd'hui dotée d'un potentiel incontournable en matière d'offres de formation. Mayotte a la capacité, les outils pédagogiques et matériels nécessaires pour la mise en place d'une coopération dans le domaine de l'Education et de la formation dans les autres territoires de la région". Affirmant vouloir "faire de Mayotte une référence dans ce domaine-là", M. Douchina a toutefois précisé que "pendant trop longtemps, Mayotte a été présentée comme faisant partie intégrante de la République des Comores, ce qui l'a empêché d'exprimer ses choix, de faire entendre sa voix en tant que territoire français (…) Désormais, il est temps que cette situation préjudiciables aux Mahorais s'efface au bénéfice d'un essor social et culturel ; il est temps que Mayotte trouve enfin sa place dans l'océan Indien en toute légitimité."
VM
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