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Christian Job absent |
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Si une grande partie des ambassadeurs français de la région sont présents (ou se font représenter) à cette conférence, celui en poste à Moroni, M. Job, s'est fait remarquer par son absence. M. Moureau a expliqué qu'il n'avait pu se rendre à Mayotte en raison des préparatifs de la visite à Moroni des deux secrétaires d'Etat français à l'Outremer (Jégo) et à la Coopération (Joyandet), ce jeudi 15 mai.
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Plusieurs ambassadeurs français de la région, ainsi que les représentants des deux collectivités réunionnaises (Conseil général et Conseil régional), le préfet de Mayotte et son homologue de la Réunion, ont assisté mercredi 14 mai à l'ouverture (à l'hôtel Sakouli) de la Conférence sur la coopération régionale dans l'océan Indien, présidée par Ahmed Attoumani Douchina, président du Conseil général de Mayotte, et Alain Moureau, ambassadeur français en charge de la coopération régionale dans l'océan Indien. Des débats ont été menés toute la journée, autour du thème : "L'action de l'Europe dans l'océan Indien". A cette occasion, M.Douchina a rappelé sa volonté de développer la coopération régionale. Il s'agit d'une de ses deux priorités, avec l'érection de Mayotte en département d'outremer. Les deux sont d'ailleurs intimement liés, pense-t-il. "Le 23 janvier 2008", a-t-il expliqué, "le secrétaire d'Etat à l'Outremer a rappelé que l'évolution statutaire devra être conduite parallèlement au développement de l'intégration de Mayotte dans son environnement régional. C'est dire que cette évolution statutaire va de pair avec la place que notre île doit prendre dans cette région". Pour cela, a-t-il indiqué, l'accession au statut de Région ultra-périphérique (RUP) de l'Union européenne sera un atout qui permettra à Mayotte de bénéficier de financements plus conséquents. L'Europe pourra alors "s'appuyer sur Mayotte" pour développer sa coopération régionale. L'île sous administration française pourra alors "entamer une nouvelle politique de coopération avec ses voisins, plus particulièrement les Comores". Pour ce faire, M.Douchina a demandé à la France "d'avoir l'ambition pour Mayotte en terme de politique de coopération régionale", et d'œuvrer en faveur de l'admission de Mayotte au sein de la Commission océan Indien (COI). Toutefois, cette volonté de se tourner vers l'extérieur doit s'accompagner, à précisé M. Douchina, d'un effort des voisins qui devront reconnaître le choix des Mahorais de rester français. Une condition sine qua non réitérée par Soiderdine Madi, conseiller général d'Acoua, pour qui "rien ne pourra se faire sans un total respect mutuel des différents intervenants". "Mayotte entend faire respecter son choix !" a-t-il asséné. Le sénateur Adrien Giraud lui a emboîté le pas en affirmant que "pour coopérer, il faut être deux". M. Moureau a pour sa part affirmé comprendre les revendications des élus mahorais. Il a évoqué une "normalisation" des relations entre les Comores indépendantes et Mayotte. Mais "pour cela, il faudra disposer de ressources supplémentaires pour aider au développement des îles voisines", a-t-il conclu. VM
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