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Djaffar Salim arrêté à Anjouan |
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Le ministre de l'Intérieur du régime Bacar et ex-bras droit du colonel, Djaffar Salim, a été arrêté lundi 31 mars à Mutsamudu, la capitale d'Anjouan. "Avec lui et l’arrestation la veille de Réhéma Boinali, de Caabi, Mjamawé, Halidi, Sourette, le premier cercle des acolytes du Colonel rebelle se trouve désormais sous les verrous", indique la présidence de l'Union. Djaafar Salim était l'un des plus proches et anciens collaborateurs de Bacar. |
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Pris mardi 1er avril à 22 heures par le préfet de la Réunion, le nouvel arrêté concerne également les 22 hommes qui accompagnent l'ancien dictateur d'Anjouan, depuis qu'il a quitté l'île après son renversement le 25 mars. Mercredi, le tribunal saisi d'un recours contre un précédent arrêté de reconduite à la frontière, datant du 28 mars, a constaté que le préfet de la Réunion l'avait abrogé, avant de le remplacer par celui qu'il a signé mardi. Le premier arrêté prévoyait que Mohamed Bacar et ses hommes seraient renvoyés aux Comores. Le nouveau indique qu'il pourra être envoyé dans n'importe quel pays qui l'acceptera – on parle avec insistance de l'Afrique du Sud. Cela signifie qu'il ne sera très certainement pas renvoyé aux Comores, où les autorités le réclament pour pouvoir le juger pour, entre autres, des faits de torture. Les avocates de Mohamed Bacar ont annoncé leur intention de déposer jeudi 3 avril une requête contre cet arrêté devant le tribunal administratif de Saint-Denis-de-la-Réunion. Le tribunal de Saint-Denis a par contre rejeté la demande des avocates de l'ex-président anjouanais visant à ce que ce dernier obtienne une autorisation provisoire de séjour en France –ce qui lui aurait permis de se rendre sur l'ensemble du territoire national. Mohamed Bacar et ses hommes, hébergés sur la base aérienne 181 de La Réunion, ont formulé lundi une demande d'asile politique à la France et le préfet de la Réunion a demandé à l'Ofpra (Office français de protection des réfugiés et apatrides) de l'examiner selon la procédure d'urgence. "Je fais confiance à la justice française", a déclaré à l'AFP et aux médias réunionnais Mohamed Bacar venu assister mercredi à l'audience du tribunal administratif. "La Réunion est une île démocratique, sécurisée, où personne ne pourra attenter à nos jours. C'est aussi parce que nous sommes menacés que nous demandons l'asile politique à la France", a-t-il ajouté. Si la procédure d'urgence est adoptée, l'Ofpra disposera de quinze jours pour répondre à la demande de Mohamed Bacar et de ses hommes. A sa sortie du Tribunal, l'ancien dictateur a été hué par quelques dizaines de manifestants. L'éventuelle extradition de Bacar dans un pays tiers pourrait entraîner des troubles importants dans les quatre îles de l'archipel. VM (avec AFP) |