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"Des représentants de la préfecture ont annoncé lundi [7 juillet, ndlr] au colonel Bacar que le préfet envisageait d'abroger son assignation à résidence et de mettre à exécution un arrêté de reconduite à la frontière", a indiqué à la presse l'avocate du colonel Bacar, Me Marie Briot. "Le colonel Bacar n'a pas vocation à rester en France. Nous l'avons rencontré pour lui demander ses observations sur son départ de la Réunion", a confirmé à l'AFP le secrétaire général de la préfecture, Michel Theuil, soulignant qu'"aucun délai" n'a été évoqué. Plusieurs médias de l'île ont cependant fait état d'un départ imminent de l'ancien dictateur, a priori à destination du Bénin (lien vers article précédent). Deux ou trois des vingt membres de sa garde rapprochée devraient le suivre vers son nouveau pays d'accueil. Pour les autres, une solution sera trouvée “ultérieurement”. "Le colonel Bacar n'est pas opposé [à son extradition vers le Bénin, ndlr], mais il réclame des garanties de ne pas être renvoyé aux Comores une fois sur place. Il craint que le Bénin n'ait déjà conclu un accord avec l'Union des Comores pour qu'il soit extradé aux Comores", a déclaré Me Briot. Selon la préfecture de la Réunion, le gouvernement français "ne renverra pas le colonel Bacar aux Comores ni dans un pays susceptible de le renvoyer aux Comores". "La France a pris attache avec les autorités de plusieurs pays qui pourraient l'accueillir. Le Bénin est une hypothèse parmi d'autres", a expliqué M. Theuil. Selon le secrétaire général de la préfecture, le colonel Bacar a "épuisé toutes les voies de recours" qui pouvaient suspendre l'application de l'arrêté de reconduite à la frontière. Arrivé à la Réunion en compagnie des militaires de sa garde rapprochée fin mars, Mohamed Bacar a été condamné à 3 mois de prison avec sursis pour détention d'armes. L'Ofpra (Office français pour la protection des réfugiés et apatrides) a refusé de lui accorder l'asile en France, tout en excluant son renvoi aux Comores. VM (avec AFP et la presse réunionnaise)
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