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Treize prévenus pour coups et blessures volontaires ont été entendus, tous originaires du village de Nkangani, dont Hamada Bacar âgé de 23 ans fut le chef de la bande et auteur de plusieurs coups de bâtons et planches sur le journaliste correspondant du journal Kashkazi, Daanouni Mssoili, qui n’a pas pu se tenir debout lors de son audition, à cause de ses blessures. 18 coups de battons au total sont tombés sur lui, selon lui. Six autres suspects sont toujours en cavale.
Parmi les victimes il y a le précédent correspondant de HZK-Presse, Habib Nomane qui a eu la chance d’être ligoté sur le poteau de la société Comores Télécom, giflé, on lui a versé du sable et de l’argile sur la tête avant l’arrivée de la police.
Yssouf Ali qui était l’aide chauffeur de la voiture qui était prise d’assaut, la tête bandée, a fait une requête de dédommagement de 200.000 fc, ainsi que Faissoil Salim qui demande aussi la même somme à titre de dommages et intérêt. Quant à Habib Nomane, il ne demande que 225.000 fc pour la réparation de sa moto détruite à cette occasion.
Le plus touché, Daanouni Mssoili a fait une requête de dédommagement qui s’élève à 2 millions 115 milles francs pour les frais médicaux, frais d’une possible évacuation sanitaire de Fomboni à Moroni, puis de Moroni vers l’île de La Réunion ainsi que le remboursement de son matériel de travail détruit, à savoir un appareil numérique, une clé USB, un téléphone portable, etc.
Le temps était venu au réquisitoire du procureur de la république. Après un long discours historique évoquant des faits criminels passés, à l’exemple de l’affaire Hantsindzi-Chezani, puis des récents événements tragiques de Vouvouni-Mdé, le procureur a demandé l’application de l’article 333 et 334 du code pénal relatif à la séquestration. Les auteurs présumés coupables devraient écoper de 2 ans au minimum de prison ferme pour la plupart d’entre eux. D’autres reconnus coupables de coups et blessures volontaires avec préméditation, le procureur a requis 2 ans d’emprisonnement dont 6 mois de sursis avec une amande, en vertu de l’article 295 alinéas 2 et art 44 et 45. Parmi les personnes suspectes, certains sont relâchés sans aucune poursuite judiciaire faute de preuves suffisantes. Tous les inculpés, après avoir reconnu les faits qui leur sont reprochés, ont demandé pardon à leurs frères d’Itsamia, puis aux membres du jury.
Mouayad Salim (HZK Presse)
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