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Les festivités commémoratives du nouvel an musulman ont commencé très tôt, dès l'aube, hier matin. Juste après la prière de la nuit, les mosquées de la place ont enchaîné prière sur prière. Exceptionnellement, les lieux de cultes ont regorgé de monde pour l'occasion. Après la mosquée, la mer était la deuxième destination. Avant le levé du soleil, plusieurs personnes se sont rendues au bord de la mer pour le traditionnel bain du nouvel an. Ce bain public qui a rassemblé les hommes comme les femmes a duré jusqu'à 7 heures du matin. "Cela n'est pas recommandé directement dans le coran, mais nos professeurs l'ont toujours fait. Donc, chaque début d'année on se rend à la mer pour se purifier et commencer un nouvel an tout en étant propre", indiquait Farid, un jeune de 25 ans venu avec toute sa famille pour la circonstance. Lorsque la journée a commencé à s'éclaircir, les parades préparés par les différentes écoles coraniques de la place ont pris la relève. En circulant de manière désordonnée, les élèves étaient nombreux sur les routes pour le défilé. Chaque groupement vêtu de ses habits de fête a tenu à démontrer son savoir-faire devant des centaines de spectateurs qui les attendaient dans les différentes artères de la capitale. Même les plus jeunes des enfants ont participé au tour de la ville. Voile et grande robe chez les filles, boubou et bonnet pour les garçons étaient les tenues les plus présentes. "Les enfants sont très petits et nombreux. On veut les contrôler et chanter en même temps. C'est pourquoi il n'y a pas suffisamment d'ambiance. Mais dans l'ensemble tout va bien", se désolait Nourdine Youssouf, de la madrassa Ibtadia l'islamiya, du quartier Hadoudja.
"Il s'agit du jour du voyage"
Cette journée marque le début de l'année 1427 depuis l'hégire, qui correspond au départ du prophète de la Mecque vers Médine. Mais nombreux sont les enfants au milieu de la foule qui ne savent pas de quoi il s'agit. "Mouharam, c'est le jour où il faut faire le tour de la ville et chanter", pouvait-on entendre de ces élèves. Une autre fille de 6 ans à peine précise qu'"il s'agit du jour du voyage" sans donner plus de détails. Les élèves étaient certes nombreux à arpenter le macadam, mais beaucoup sont ceux qui sont restés fêter dans l'enceinte de l'école. "Dans ce manque d'organisation, nous avons préféré rester dans notre école pour célébrer cette journée. Il n'est pas facile de faire comprendre aux enfants qu'il s'agit de leur propre sécurité mais nous avons décidé ainsi", déclarait Abdoulanziz Mmadi, de la madrassa ben Soumete Al najah. Au programme, l'institution avait prévu des lectures du coran, des concours de récitations et des histoires.
AA
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