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Maoulida Magoma, un jeune mahorais âgé d’une trentaine d’année, est fraîchement rentré de la métropole pour venir ouvrir son entreprise. Il a décroché un baccalauréat professionnel en électricité du bâtiment. Après trois années passées au sein d’une entreprise dans le centre de la France, cap sur Mayotte. Le démarrage de l’entreprise n’est pas facile, car les moyens lui font défaut. "Quand on se lance, on a beaucoup de difficultés à trouver du travail, car on ne nous fait pas confiance", dit-il. "On nous dit qu’on n’a pas d’expérience, mais si on ne nous donne pas du travail, on ne pourra jamais faire nos preuves. En tous cas, l’aide de l’Adie m’a beaucoup aidé à me lancer".
C’est lors d’une semaine du micro crédit au mois de mars dernier que Maoulida a eu connaissance du prêt mis en place par l’Association pour le droit à l’initiative économique. Il a pu bénéficier d’un budget mineur pour un projet majeur.
Très peu de jeunes
Mais quelles sont les conditions pour accéder à ces aides ? Dassamie Faharidine, directrice de l’Adie : "On s’adresse à des gens qui ne sont pas des salariés, mais des porteurs de projets, ce sont des gens qui n’ont pas de problème à la banque, et qui ne peuvent pas avoir des crédits à la banque pour créer leur activité. Ce sont des personnes âgées de 35 à 55 ans, mais très peu de jeunes. Alors qu’on sait que beaucoup de jeunes diplômés rentrent à Mayotte chaque année. Très peu suivent l’exemple de Maoulida en se lançant dans l’aventure".
Neuf mois après la création de son entreprise, Maoulida est en train de rembourser son prêt auprès de l’Adie. Il a un délai de 24 mois pour le faire. En attendant, une inquiétude le taraude : le retard de ses clients à payer les travaux déjà réalisés.
Nassuf Djailani
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