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L’irrégularité de la productivité au port mauricien laisse des séquelles. Le couperet est tombé, la Mediterranean Shipping Company Ltd (MSC) ayant pris la décision, la semaine dernière, de transborder à Oman des conteneurs destinés aux ports de l’Afrique de l’est. La MSC avait déjà cessé de transborder à Port-Louis, des marchandises destinées à Mombassa, Dar-es-Salaam et à Zanzibar. Et ce, depuis qu’un des navires de la compagnie, qui assurait le service avec l’Afrique de l’est, était resté bloqué à Maurice pendant 17 jours. De surcroît, en raison du faible taux de productivité, les compagnies maritimes, notamment MSC, Maersk et CGM-CMA, avaient signifié leur intention de réclamer une augmentation du taux de fret pour le transport de marchandises à destination de Port-Louis, mais aussi pour les exportations. Cette augmentation devait intervenir à la mi-mai. Mais en raison de l’évolution positive de la productivité dans les premiers jours de mai, les trois compagnies maritimes ont révisé leur position en attendant de voir comment la situation va évoluer jusqu’à fin juillet. René Sanson, Managing Director de la MSC, déplore que l’amélioration de la productivité arrive "trop tard". "C’est dommage qu’au moment même où intervient cette amélioration de la performance, il y ait la signature de l’accord entre la MSC et le port de Salalah, à Oman". "Ce qui est maintenant transbordé à Oman était auparavant transbordé à Port-Louis", ajoute-t-il. "Cela nous fait perdre au moins 15.000 conteneurs. Et nous ne pouvons récupérer ce que nous avons perdu". René Sanson estime que la productivité portuaire est trop irrégulière. "C’est vrai qu’il y a une amélioration de la productivité pendant trois à quatre semaines, mais cette performance est irrégulière". (L'Express de Maurice, à lire sur www.lexpress.mu)
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