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Mardi ou mercredi, les musulmans vont célébrer le nouvel an islamique connu aussi sous le nom de Mouharam. Cette fête marquant le départ du prophète Mohamed de la Mecque vers Médine il y a 1427 ans, était célébrée avec ferveur. Les écoles coraniques mobilisaient leurs élèves pour de gigantesques parades dans la capitale. Plusieurs villages en faisaient autant. Cette ferveur religieuse est bien tombée. L'indifférence a remplacé cette ambiance qui commençait dès le début de la journée en cette période. Certaines écoles refusent de prendre le macadam. "Nous n'allons pas au défilé participer parce qu'il manque de sécurité. Vous savez qu'on a des enfants et que cela n'est pas facile de les diriger sans l'assistance de la police ou la gendarmerie", martèle Oustadh Farid du Madrassat Said Ali Cheikh, situé au cœur de Moroni dans le quartier Traleni. Même son de cloche chez les autres écoles coraniques. "On ne peut pas venir sans que les choses ne sont pas prises au sérieux. L'Etat doit agir dans la mesure où nous sommes dans un pays musulman avec un ministère des affaires islamiques", se plaint Oustadh Mohamed Ahmada du madrassat Aljamil Kaçimia financé par la grande mosquée de vendredi de Moroni. Apres avoir visité quelques écoles coranique, nous avons noté une vraie démotivation. Ce sont seulement quelques institutions qui entendent prendre quelques initiatives dans ce sens. Du coup, les écoles qui veulent vont faire la parade de manière anarchique. Chacune va circuler en ville comme lui semble. "Notre école tiens toujours à faire la promenade pour satisfaire aux enfants. On sait très bien que la tache ne sera pas facile avec des enfants seuls dans route mais nous serons presents sur les route. Pour bien assurer le sécurité des élèves, nous avons acheter une câble que chaque élève doit tenir pour pouvoir rester dans le rang", souligne Oustadh Souwi du Madrassat baharou l'inlmi. Les principaux acteurs de cette journée à savoir les écoles coraniques pointent du doigt les autorités qui ne font rien pour maintenir cette tradition. "Dans les autres fêtes du calendrier chrétien, les choses sont prises en mains. On sent que toutes les autorités sont mobilisées pour que cette journée se passe dans de bonnes conditions alors que durant cette fête qui est sensée être la notre, les gens ne bougent pas" ironise Oustadh Mohamed Ahmada. Le ministère des Affaires islamiques n'a rien prévu pour cette journée. "On a rien programmé pour l'instant d'autant plus que ne sait pas que c'est demain ou pas la fête. De toutes les façons, nous sommes en réunion au cas ou on décide quelque chose, je vous tiens au courant". C'est ce qu'a déclaré le secrétaire général de ce ministère Seff Edine Ali, lorsque nous avons voulu savoir quelles étaient ses dispositions. Molle qu'elle soit la fête est maintenue. Certains élèves de la capitale vont faire le tour avec beaucoup d'activités à l'école.
AA
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