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C'est un réveil très agité qu'ont connu les habitants d'un quartier de Tsoundzou I, situé à gauche de la route nationale, après la station essence, hier matin. Les fonctionnaires de la sécurité publique, parmi lesquels les gendarmes mobiles venus en renfort au cas où…, qui avaient encerclé la zone au petit matin, sont intervenus pour déloger les habitants avant de procéder à la destruction des maisons par des engins des travaux publics. Cette opération avait été prévue ; les habitants avaient été prévenus, indiquaient hier les autorités.
"Nous sommes maintenant dans la rue sans aucune possibilité de nous reloger" indiquait une jeune femme au micro de Radio Mayotte. Un témoin qui passait par là dit avoir vu "des dizaines de personnes qui portaient leurs affaires, leurs meubles, la tôle… Mais ils ne savaient pas où trouver un abri. Ils nous ont dit qu'ils n'avaient nulle part où aller." Selon lui, nombre d'entre eux se sont dirigés vers l'intérieur de Tsoundou I.
Un terrain insalubre
Certaines personnes affirment qu’elles étaient installées dans ce quartier depuis plus de 10 ans, avec des autorisations municipales. Parmi les personnes délogées, la majorité sont des Comoriens sans papiers français.
Du côté de la mairie, on affirme que les familles étaient mises en demeure de quitter ce quartier où elles se seraient installées illégalement et que certaines d'entre elles avaient déjà déménagé. La date butoir pour l'application de la procédure administrative d'expulsion avait d'ailleurs été fixée à ce mardi 15 novembre. Ce sont donc les récalcitrants qui ont été expulsés de force du terrain qu'elles occupaient illégalement. Toujours selon cette source, ce terrain qui surplombe la mangrove est insalubre et constituait un danger notamment à l'approche des pluies. De son côté, la préfecture a fait savoir qu’à l’approche de la saison cyclonique, il était impérieux de mettre en œuvre ces expulsions. Elle a également fait valoir que ces implantations nuisaient à la mangrove et qu’elles pouvaient être des foyers de maladie comme le choléra.
A ce jour pas, aucune solution de relogement n’a été prévue. La mairie de Mamoudzou affirme n’avoir fait l’objet d’aucune demande dans ce sens. Hier, une soixantaine de dossiers de familles ont été constitués pour des demandes de relogement.
KES
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