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Conférence de Maurice : le privé peu impliqué |
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L'un des représentants du Commissariat au Plan, la structure qui a rédigé le document de stratégie de réduction de la pauvreté et de croissance qui sera présenté à la conférence de Maurice, a regretté qu'il ait été "très difficile d'impliquer les acteurs du privé à la réalisation du projet. Très peu ont voulu participer".
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La Jeune chambre internationale (JCI) des Comores a organisé hier à l'hôtel les Arcades, à Moroni, une "mini-conférence locale, portant sur les enjeux économiques" de la Conférence des bailleurs de fonds, qui aura lieu jeudi prochain à Maurice, et sur "l'implication des acteurs économiques du secteur privé". Représentants des entreprises privées, de l'administration, du mouvement syndical étaient présents pour amorcer un dialogue. Objectif : "Etablir un pacte de cohésion" permettant un développement économique du pays.
Les tensions existant entre les entrepreneurs et l'administration publique ont été rappelées par les uns et les autres. Les opérateurs privés reprochent aux services de l'Etat de décourager leurs efforts par des complications, une grande lenteur et une certaine mauvaise volonté à la douane, un manque flagrant de dialogue social, des décisions arbitraires. "Le secteur public a toujours fait comme si le secteur privé comorien était son ennemi. Les présidents de l'organisation patronale sont considérés comme les présidents d'un parti politique d'opposition. Les uns après les autres, ils sont tués économiquement", a accusé un entrepreneur. De leur côté, les fonctionnaires pointent le manque de structuration du secteur privé.
Aucune négociation tripartite
La plupart des entreprises appartiennent au secteur informel, tandis que les sociétés déclarées tiennent rarement une comptabilité dans les règles. Leurs déclarations aux services fiscaux reflètent souvent mal la réalité de leur activité, souligne l'administration. Le secteur privé ne concourt d'ailleurs qu'à hauteur d'environ 15% à l'impôt sur le revenu perçu chaque année par l'Etat.
Mais l'heure était plutôt à la conciliation hier soir. "Nous avons longtemps été dans la confrontation. Il faut maintenant ouvrir un dialogue social", a lancé le directeur de l'hôtel les Arcades, tandis que M. Koudra, qui représentait le ministère de l'Economie de l'Union, a rappelé que "ces problèmes et ces tensions ne sont pas nouveaux. Nous aurions pu dire les mots il y a 5 ans. Ce qu'il faut maintenant, c'est savoir si nous sommes prêts à changer et quels sont les moyens du changement".
L'absence, depuis l'indépendance du pays, de négociations tripartites –Etat, patrons, syndicats de travailleurs- aboutissant à des conventions collectives a également été identifiée comme l'une des sources du manque de dialogue.
Les participants ne sont pas arrivés à définir le type de structure à créer pour poursuivre la discussion et mettre en place des actions concrètes. A suivre.
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