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La journaliste Christine Tan Hoo accuse le broadcast operator Vijay Boodhoo de l’avoir injuriée dans les locaux de la Mauritius Broadcasting Corporation (MBC). Elle porte plainte à la police. Vijay Boodhoo est poursuivi au criminel pour injure. Il plaide non coupable et est acquitté par le tribunal de Curepipe. Il ne reste pas les bras croisés et passe à l’action. Il intente un procès au civil à la journaliste. Il lui réclame en cour intermédiaire des dommages moraux de Rs 500 000 pour déclaration fausse et malicieuse contre sa personne. Le magistrat Benjamin Marie Joseph a rejeté sa réclamation. Il a conclu que le plaignant n’a pu prouver les faits. L’incident entre les deux employés da la rue Pasteur se déroule en 2000. Il est 19 h 25. Vijay Bodhooo se trouve dans la chambre de montage, en attendant le journal télévisé de 19 h 30. Sa tâche consiste à traiter les vidéoscassettes des informations à diffuser. Mais avant cet exercice, il a fait le montage vidéo (video editing ) des nouvelles couvertes par les journalistes qui étaient sur le terrain. Il explique en cour que, selon la procédure, aucune video qui a été classée ne doit être retirée sans l’aval du rédacteur en chef. L’incident se produit quand il revient des toilettes. Il rencontre la journaliste Tan Hoo dans une pièce. Cette dernière a pris une des cassettes. Le plaignant lui dit “poliment” que, selon les standing orders, elle n’est pas habilitée à emprunter une vidéocassette. La journaliste lui fait comprendre qu’elle a besoin cette vidéo afin de modifier quelque chose. Vijay Boodhoo lui répond qu’elle ne peut prendre une vidéo sans autorisation. Le plaignant affirme que la journaliste lui a dit qu’elle n’a pas d’ordres à recevoir de lui. Une discussion s’ensuit. Il nie l’avoir insultée. Contre-interrogé par Me Kishore Pertab, avocat de la journaliste, le plaignant admet qu’il n’a pas le droit de laisser les vidéocassettes sans surveillance. Il explique que quand il est parti aux toilettes, le news producer était présent dans la pièce. Il reconnaît que quand la journaliste est arrivée, le news producer était toujours là. Il admet ne pas avoir porté plainte contre la journaliste après cet incident. Mais il a donné sa version des faits quand le rédacteur en chef le lui a demandé. Christine Tan Hoo n’a pas déposé car elle étudiait à la Réunion le jour du procès. Après avoir entendu sa déposition en cour, le magistrat estime que le plaignant n’est pas crédible. “I have a lot of hesitation to believe the plaintiff and accept his version of the incident.” Suresh MOORLAH
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