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Il est convaincu que parfois, les dirigeants actuels sont les problèmes pour les jeunes. (Peut-être que le président Marc Ravalomanana fait allusion aux cas des banlieues parisiennes récemment). Il a continué que “ les jeunes sont là, comme tous les autres jeunes du monde, avec beaucoup de dynamisme et de bonne volonté, en quête de valeurs, essayant de s’orienter et de donner un sens à la vie. Les jeunes sont même prêts à mourir pour leurs valeurs dans certains cas”. Il a posé des questions aux conférenciers comme : “Et nous, est-ce que nous avons les réponses à leurs problèmes ? Est-ce que nous leur donnons les valeurs et l’orientation dont ils ont besoin ? Est-ce qu’ils sont intégrés dans la société ? Est-ce qu’ils sont des citoyens à part entière? Plus d’honnêteté Le président Marc Ravalomanana a montré durant son allocution qu’il est vraiment le porte-parole des jeunes Africains et même de tous les jeunes du monde entier en évoquant que les dirigeants actuels de la planète devront montrer plus d’honnêteté envers les jeunes, comme suit : “Soyons honnêtes. Les jeunes, souvent sans voix, sont des compatriotes qui ne jouent pas un grand rôle dans notre vie politique. Nous parlons rarement avec eux. Ils sont un peu oubliés et se sentent même écartés”. Il a donné devant l’assistance, un exemple de notre culture, une culture qui désapprouve les jeunes. Selon Marc Ravalomanana : “Dans la culture malagasy, seuls les parents assitent aux réunions et prennent les décisions importantes. Les jeunes sont tenus à l’écart des débats”. Pour impulser les jeunes d’aujourd’hui d’être plus responsables et conscients de leurs devoirs envers leur patrie, il a martelé que : “les dirigeants devront changer le comportement déjà existant, car les jeunes doivent avoir une voix dans la prise de décision. Pour être efficace, le processus de développement exige la participation active de tous les citoyens. Cette participation se fonde sur la capacité de contribuer de manière constructive aux débats et au processus de décision”. Evitons les contradictions Pour Marc Ravalomanana, “il faut donner une vision à ces jeunes. Donnons-leur de vraies valeurs. Evitons les contradictions entre ce que nous prêchons et ce que nous faisons. Soyons crédibles”. Sur le volet éducation, notre président a reconnu que “le taux d’inscription dans les écoles secondaires est de 25%, le taux d’achèvement de 15%. Le taux d’inscription dans les lycées est de 10%, le taux d’achèvement 5%”. Mais des efforts sont à fournir et même le gouvernement malagasy a déjà déployé des efforts considérables pour créer les mêmes chances de réussir aux jeunes. Un sommet important Revenons au sommet proprement dit. La délegation conduite par le président Marc Ravalomanana est arrivée vendredi soir à Bamako, pour participer au 23 ème sommet des chefs d’Etat africains et de la France. Il est accompagné par le ministre des Affaires étrangères Marcel Ranjeva et l’ambassadeur de Madagascar au Sénégal et en Afrique de l’ouest Lila Ratsifandrihamanana et de l’ambassadeur de Madagascar en France, Jean Pierre Razafy-Andriamihaingo. Ce sommet des chefs d’Etat France-Afrique est plus important pour Madagascar dans le but de booster d’avantage notre économie nationale face à la mondialisation. Un sommet porteur d’espérance surtout pour les jeunes francophones vu le thème “La jeunesse africaine, sa vitalité, sa force, ses aspirations”, abordé lors des discussions. |