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Près de 200 personnes représentant
les différentes régions de l’île, ont assisté à une rencontre
présentée comme « préparatoire » à un grand rassemblement
populaire, prévu à une date ultérieure selon Ismael Abdou, chargé
d’exprimer au président de la République les doléances des
notables.
« C’est à notre propre initiative
», que se tient cette rencontre de Beit-Salam, a tenu à préciser
cet orateur originaire de Mtsangadjou dans la région de Dimani,
indique HZK. Le représentant des notables a ensuite lancé une pique
au président en lui rappelant qu'il est à l'origine de l'élection
à la présidence de l'île de Ngazidja de Mohamed Abdouloihabi, avec
qui ses relations sont aujourd'hui passablement tendues. Sambi avait
appelé à voter pour son ancien directeur de cabinet, expliquant
qu'il fallait à la tête de l'île quelqu'un partageant sa vision
politique pour mener à bien ses projets. « Permettez-nous de
constater que vous vous êtes piégé vous-même et vous nous avez
mis dans l’embarras », a lancé l’orateur à l’endroit du chef
de l’Etat, entouré de son gouvernement et de son cabinet.
Sur la question de la révision
constitutionnelle, ce représentant de la notabilité a affirmé «
l’adhésion » de beaucoup de comoriens à cette idée, « sans que
cela ne porte atteinte à l’unité nationale du pays, comme le font
croire les détracteurs du régime », et d’appeler les mohéliens
à la retenue à propos de la tournante.
Sambi a saisi l'occasion pour annoncer
son projet de référendum constitutionnel qui pourrait se dérouler
simultanément avec les législatives de l’Union, en principe en
avril 2009. Il a répété une fois de plus « qu’un petit pays
comme les Comores n’a pas les moyens de comme les Comores n’a pas
les moyens de supporter la charge de quatre présidents, 38
ministres, 80 députés. C’est un des maux qui empêchent le
développement du pays », a-t-il déploré, avant d’énumérer les
trois grandes réformes constitutionnelles qu’il envisage de mettre
en chantier. Il s’agit de réduire la superstructure politique,
harmoniser les mandats des élus pour assouplir le calendrier
électoral pour « en finir avec les élections à répétition »,
et instaurer de nouvelles relations entre les pouvoirs législatif et
exécutif, fondées sur le principe de la responsabilité du
gouvernement devant le parlement (motion de censure) et la
prérogative accordée au président de l’Union de dissoudre
l’assemblée. Le locataire de Beit-Salam se dit déterminé aussi à
poursuivre son action de « moralisation des mœurs politiques » par
une éducation citoyenne qui « mettra fin à la culture de
l’impunité des gouvernants ». Il promet « une réduction
drastique » de l’effectif de son gouvernement dans les jours à
venir, et non un remaniement technique,
Au chapitre économique et social,
Sambi ne désespère toujours pas de voir enfin se réaliser son «
projet Habitat » qui fera l’objet en janvier prochain d’un «
congrès mondial », où seront invités à participer de nombreux
ingénieurs et architectes internationaux dont l’expertise servira
à lancer ce vaste chantier destiné selon lui à éradiquer
l’habitat insalubre dans l’archipel, conclut HZK.
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